Les risques couverts par l'assurance décès invalidité

Dernière mise à jour : 11 Février 2015

Assurance décès invalidité

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les garranties de l'assurance deces invalidite pour un pret immobilier

  1. L'assurance " décès "
  2. La garantie invalidité absolue et définitive
  3. La garantie incapacité de travail
  4. Fin de la mise en jeu de la garantie

I. L'assurance " décès "

En cas de décès de l'emprunteur, l'assureur indemnise l'établissement prêteur du montant total restant à rembourser, sans toutefois prendre en charge les arriérés ou impayés antérieurs. Il conviendra de fournir, dans les jours qui suivent la survenance du décès, une fiche individuelle d'état civil valant bulletin de décès et un certificat médical en indiquant la cause.

De façon générale, sont exclus de la l'assurance décès : les guerres (guerres étrangères dans lesquelles la France est belligérante, guerres civiles), le suicide intervenant au cours de la première année du contrat, les actes de mutilation volontaire, la pratique de sports particuliers (notamment pratique de l'ULM, parapente, deltaplane, courses de voitures, vols en planeurs ultra légers...), les effets d'explosions et d'irradiations atomiques. Ces exclusions sont clairement rappelées dans les notices fournies aux assurés.

Quelques particularités sont à signaler : le Crédit Lyonnais et la BNP couvrent tous les risques, sauf le suicide dans les deux premières années et les faits de guerres.

Le risque décès est naturellement lié à l'âge de l'emprunteur ou à celui des cautions, si ce sont elles qui sont assurées. L'assurance d'emprunteurs âgés est néanmoins souvent possible moyennant surprime, option au contrat de base " garantie personnes âgées " (Caisse d'épargne, La Poste, Crédit Immobilier de France, Crédit

II. La garantie invalidité absolue et définitive

L'invalidité permanente et absolue, encore dénommée " invalidité absolue et définitive ", est assimilée au décès. En cas de survenance de ce sinistre, l'assureur versera au créditeur l'intégralité du capital restant dû. Outre la condition d'âge à l'admission, les conditions générales de la mise en jeu de la garantie sont :

  • un âge limite de prise en charge : jusqu'à 60 ans pour certains établissements et 70 ans pour d'autres,
  • une impossibilité réelle et durable (voire immuable) de se livrer à une quelconque activité pouvant procurer gain ou profit,
  • le besoin de l'assistance à vie d'une tierce personne pour tous les actes de la vie courante.

Au-delà de ces conditions communes à tous les contrats, certains ajoutent des variantes :

  • pour les assurés sociaux, l'attestation d'invalidité 3ème catégorie délivrée par les organismes de Sécurité Sociale ou une attestation de rente " accident de travail " avec majoration pour assistance d'une tierce personne seront indispensables à l'ouverture du droit à indemnisation. La définition de l'invalidité permanente absolue s'apparente à la notion d'invalidité des organismes de sécurité sociale ; cependant, bien que proches, les deux notions diffèrent et ne recouvrent pas la même réalité. Ainsi, une personne reconnue invalide au titre de la Sécurité Sociale pourra se voir refuser l'attribution de la garantie " invalidité permanente absolue "
  • l'invalidité peut aussi se définir comme " l'état de l'assuré qui, par suite à une maladie ou accident, survenu après son entrée dans l'assurance, a perdu l'usage des deux yeux ou des deux membres inférieurs ou supérieurs, de telle sorte qu'il ne puisse plus se livrer à une activité lucrative lui procurant gain ou profit. Il doit, en outre, avoir besoin de l'assistance d'une tierce personne pour effectuer les actes de la vie courante " (Crédit Lyonnais) ;
  • un délai de carence, en général d'un an, s'applique sur l'assurance invalidité absolue et définitive, mais seulement dans certains contrats. Cependant, ce délai ne s'applique pas lorsque l'invalidité résulte d'un accident : par accident, il faut entendre selon La Poste " toute atteinte corporelle non intentionnelle de la part de l'assuré et provoquée exclusivement par l'action soudaine d'une cause extérieure. "

Les mêmes exclusions que dans le cadre de la l'assurance décès s'appliquent en matière d'invalidité absolue et définitive. Cependant certains contrats, outre la carence, ajoutent d'autres exclusions :

  • consommation excessive de boissons alcoolisées constatée par un taux important,
  • usage de stupéfiants, de substances médicamenteuses en dehors des limites de prescription médicale,
  • volonté manifeste de décliner toute forme de soin pouvant pourtant se révéler nécessaire,
  • aggravation d'une invalidité partielle existant à l'affiliation, dont il n'a pas été fait état à cette date (ceci s'apparente à la notion de fausse déclaration).

L'assurance de ces deux risques, décès et invalidité absolue et définitive, est systématiquement proposée. Cette assurance est même une condition posée par le créditeur à l'octroi de son concours dans la plupart des cas.

III. L'assurance incapacité de travail

Cette garantie donne lieu aujourd'hui aux litiges les plus importants de l'assurance des crédits immobiliers. Elle est parfois proposée de façon plus ou moins systématique, et parfois imposée, faisant un tout avec l'assurance décès invalidité. Elle s'applique aux personnes qui, exerçant une activité professionnelle, ne vont plus pouvoir l'exercer. Lorsque l'adhésion est imposée par le créditeur, il n'est pas tenu compte de l'exercice ou non d'une activité professionnelle.

Alors que l'assurance décès-invalidité rembourse le capital restant dû au jour du sinistre, la garantie " incapacité de travail " ne prend en charge que les échéances tant que dure l'état de l'assuré. Celle-ci peut être partielle, selon un pourcentage de garantie fixé lors de la souscription de l'assurance.

La principale source des litiges générés par cette garantie tient à la définition même de l'incapacité temporaire de travail, souvent très imprécise. La terminologie varie d'un contrat à l'autre, l'indemnisation et/ou la liste des documents à fournir en cas de sinistre sont très variables.

Quelques définitions relevées dans les contrats :

  • " invalidité permanente totale de travail " : état supposé permanent de l'assuré qui ne peut exercer aucun métier de quelque nature que ce soit, ou bien qui ne peut plus exercer sa profession.
  • " incapacité permanente partielle ", regroupe les cas dans lesquels l'assuré ne peut plus exercer son activité que de façon.
  • " incapacité temporaire de travail, complète, totale ou partielle " définit comme l'impossibilité totale ou partielle, mais temporaire, suite à une maladie ou un accident de travail, d'exercer son activité professionnelle.

Ainsi le risque est apprécié en fonction, soit de l'activité professionnelle déterminée de l'emprunteur assuré, soit de sa capacité à exercer une activité professionnelle. La clause selon laquelle " l'assuré est réputé en incapacité totale de travail s'il se trouve, par suite de maladie, d'accident, dans l'incapacité physique complète constatée médicalement de continuer son travail ou d'exercer une activité professionnelle " est appréciée par la Cour de Cassation comme présentant un caractère alternatif et non cumulatif ; l'incapacité, dans cette hypothèse peut s'avérer soit suite à l'incapacité de continuer son travail, soit suite à l'incapacité d'exercer une activité professionnelle.

La clause du contrat prévoyant la garantie de l'assureur en cas " d'impossibilité de reprendre un emploi " a fait l'objet d'une appréciation différente. La Cour d'appel de Riom a estimé que le fait de reprendre une profession devait être compris comme étant l'activité exercée précédemment et non pas n'importe quelle autre activité professionnelle. Cette position n'a pas été retenue par la Cour de Cassation qui pose comme clair le principe que c'est une activité professionnelle, quelle qu'elle soit, qui peut être reprise et qui fait échec à l'indemnisation.

A ces définitions générales, peuvent s'ajouter des dispositions restrictives particulières comme :

  • une reconnaissance médicale de l'état d'incapacité,
  • une période de franchise,
  • une période de carence, introduite récemment dans certains contrats,
  • la cessation de la garantie dans tous les cas à l'âge de la retraite et aux environs de 60 / 65 ans.

La notion même d'incapacité peut englober des situations différentes, telles que l'incapacité fonctionnelle, l'incapacité professionnelle ou un cumul des deux. Dans ce dernier cas, le contrat d'assurance contient un tableau qui permet de calculer le ratio déterminant le droit à indemnisation.

IV. Fin de la mise en jeu de la garantie

L'assurance incapacité temporaire de travail cesse dès que l'assuré peut reprendre une activité professionnelle, même partielle.

A l'inverse, elle peut également cesser lorsque l'assuré est déclaré invalide après une incapacité de travail de longue durée. Cette situation est souvent à l'origine de litiges.

Comme en matière de décès-invalidité, des exclusions sont prévues, en plus de toutes celles déjà mentionnées :

  • les enfantements, les grossesses (pathologiques ou non),
  • les affections dorso-lombaires et les troubles dépressifs ...
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