2013 : année noire pour l'immobilier ?

09/01/2013 à 10:54 - Immobilier - Par - Réagir

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L'année 2012 achevée, l'heure est venue pour les professionnels de l'immobilier de dresser le bilan de l'exercice écoulé. Un bilan des plus ternes qu'aucune perspective de croissance ne vient embellir.

La semaine dernière, Cécile Duflot présentait les différents dispositifs mis en place par le gouvernement en matière d'immobilier (dispositif Duflot pour l'investissement locatif et la refonte du PTZ Plus). A cette occasion, la ministre du Logement n'a pas hésité à fustiger la « bulle spéculative », entretenue par les politiques menées précédemment et responsable selon elle du marasme dans lequel se débat actuellement ce secteur. Pourtant, si l'on en croit le président de la Fnaim (Fédération nationale des agents immobiliers), de bulle spéculative il n'y a pas eu. Dans son bilan de l'année 2012 présenté ce mardi 8 janvier, Jean-François Buet pointe plutôt du doigt « une crise de confiance qui génère un très grand attentisme ».

Quelles que soient les causes que l'on veut bien lui attribuer, le fait est là : le marché immobilier s'est grippé en 2012, plongeant dans la tourmente bon nombre de professionnels. Selon la Fnaim, pas moins de 10% des agences immobilières (3000) ont ainsi fermé leurs portes l'an dernier et le secteur de la transaction immobilière aurait enregistré la perte de près de 10.000 emplois (sur 80.000).

Cette baisse d'effectifs s'explique principalement par la chute du nombre de ventes accusée en 2012 par l'immobilier ancien. Alors que 2011 avait vu 805.000 transactions se conclure, 2012 n'aura pour sa part enregistré que 655.000 ventes (soit un repli de 18,6%). Si l'attentisme des acquéreurs potentiels peut ici être mis en cause, les professionnels ne cachent pas non plus la responsabilité qui pèse sur les vendeurs. Le refus catégorique de bon nombre d'entre eux à revoir leurs prétentions à la baisse, préférant bien souvent remettre leur vente à plus tard que de baisser le prix, a permis le maintien des prix à des niveaux n'incitant pas à l'achat. Après une très nette progression de +7,3% en 2011, la Fnaim estime que les prix sont restés désespérément stables en 2012 (+0,8%).

Si d'aucuns pourront avancer que les niveaux historiquement bas des taux de crédit immobilier (3,60% sur 20 ans) ont permis de resolvabiliser bon nombre de candidats à l'achat, les critères toujours très stricts exigés par les banques (notamment en ce qui concerne l'apport personnel) interdisent encore le retour dans la course des primo-accédants et des ménages les plus modestes. Un constat s'impose donc de lui-même : seule une diminution notable du prix des logements pourrait être en mesure de relancer le marché. Or, de baisse des prix il n'y aura sans doute pas en 2013, tout au moins pas de l'ampleur espérée. Dans un contexte de pénurie de l'offre et de stabilisation des taux, la Fnaim table ainsi sur un recul des prix compris entre -2% et 0%. Quant au volume de transactions, il pourrait aux mieux se stabiliser et au pire accuser sur l'ensemble de l'année un repli de -8,5%.

Actuellement au plus mal, le secteur de l'immobilier ne devrait donc pas connaître d'évolution majeure en 2013 (sauf évènement exceptionnel comme une nouvelle dégradation de la note française) et enregistrer des résultats similaires à l'année écoulée.

Pour une analyse pertinente du marché immobilier, vous pouvez également consulter cet article de Pierre Legrand.

Vos réactions

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4 5

Par Fredo -

Baisse il n'y aura pas ? Quels sont vos arguments ?
Même si ceux qui ne veulent pas baisser leur prix repoussent leur décision de vendre, ce sont ceux qui sont obligés de vendre qui vont faire le marché (succession, divorce, mobilité, etc.), et qui vont devoir s'adapter au pouvoir d'achat des acquéreurs. Donc celui qui repousse sa vente se retrouvera dans un marché où les prix auront baissé encore plus que s'il avait vendu plus tôt. Pas très malin.
Et difficile de prévoir de combien sera la baisse, une simple remontée des taux (fort probable) pourrait accélérer cette baisse.

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Par PHILIPPEAU -

La chutte des ventes immobilières est due principalement par nos responsables politiques (suppression du PTZ en fin 2012 par Mr SARKOZY et la réforme de la plue-value immobilière à 30 ans au lieu de 15 ans)
Messieurs les politiques reveillez vous et vite.
Quand l'immobilier va mal, tout va mal !!!

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Par Titine -

Oui exactement suis entièrement d'accord avec PHILIPPEAU. De toute
manière, ce sont à chaque fois les politiciens qui mettent la pagaille, ils décident de tout et nous devons clore notre bouche.

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Par LELOU -

Monsieur Philippeau se trompe;cette décision de supprimer le PTZ n'est pas de son fait.Par contre DUFFLOT a précipité une catastrophe sur le plan des constructions nouvelles en pénalisant les investisseurs qui plaçaient leur argent dans la pierre et qui maintenant se dirigent vers d'autres placements y compris à l'étranger.
La décision de menacer la mise en place d'une plue-value sur la vente des terrains et de la résidence principale est une catastrophe.
Merci Mme DUFFLOT

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Par berthe13 -

M. Philippeau devrait devenir un brin lucide car quant on analyse la conjoncture, la lucidité nous rend à l'évidence ! M. SARKOZY a supprimé le PTZ+ et réformé la +value immobilière car la marge de manoeuvre est très faible et il n'y a pas vraiment le choix quand la dette ne cesse de progresser. Justement, l'immobilier se porterait beaucoup mieux si les prix étaient en adéquation avec les moyens on voit que la baisse du coût du crédit n'a pas résolu le blocage des ventes. On a l'impression que les vendeurs et les agents immobiliers n'ont pas besoin de vendre. Je ne dis pas que l'on doit retourner vers les prix de 2002 (début de l'augmentation) mais le revenu des ménages n'a pas augmenté en proportion des prix en général (notamment depuis le passage à l'euro qui a supprimé les repaires et le bon sens aussi !) Tout le monde aurait à gagner d'une baisse des prix car le bâtiment et l'immobilier repartiraient et comme vous le dites si bien quand le bâtiment va tout va ! à condition de ne pas vouloir le beurre et l'argent du beurre mais de rester dans le bon sens de la vie. Dans les articles seule la référence à Paris est faite, la province aussi existe. Bien évidemment Paris est un cas très particulier car la plus belle ville du monde attire les plus grandes fortunes du monde à savoir les Chinois, les Quataris, les Russes très fortunés qui n'achète pas la maison courante mais les très beaux hôtels particuliers ce qui ne permet pas une baisse des prix à Paris qui manque d'offre. Le reste de la France et les biens plus modestes existent aussi, il n'y a pas que les châteaux !

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