Profil type des propriétaires : Cafpi met en cause l'analyse d'Empruntis

05/11/2013 à 10:11 - Immobilier - Par - Réagir

Accession à la propriété : Cafpi répond à Empruntis
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Plus âgé, plus riche mais également plus endetté, à travers une étude publiée hier Empruntis dévoilait l'archétype du candidat à l'achat immobilier en 2013. Cafpi, son concurrent, n'hésite aujourd'hui pas à remettre en cause ce que cette étude laissait sous-entendre, à savoir qu'il est désormais plus difficile d'accéder à la propriété.

S'il faut en croire la dernière publication du courtier, l'acheteur d'un bien immobilier serait en 2013 âgé de 37 ans, gagnerait 4569 euros par mois, disposerait d'un apport personnel de 51.978 euros et se serait endetté à hauteur de 168.409 euros afin de pouvoir devenir l'heureux propriétaire d'un logement dont le prix avoisine les 220.400 euros. S'ils ne représentent évidemment qu'une moyenne, tous ses chiffres (qui ont nettement progressé depuis le milieu des années 2000) témoignent de la difficulté qu'il y a aujourd'hui à accéder à la propriété. Un constat que ne semble toutefois pas partager Cafpi.

De l'avis de Philippe Taboret, Directeur Général Adjoint, s'il est vrai que le portrait type de l'acquéreur a grandement évolué au fil des ans, il serait en revanche faux de croire que la capacité d'acquisition des ménages a diminué et que l'achat d'un bien immobilier n'est aujourd'hui réservé qu'à de rares élites. Selon lui, l'étude de son concurrent ne met pas suffisamment en avant l'importance du retrait des primo-accédants (jeunes et relativement peu fortunés) au profit des accédants (plus âgés et plus aisés). Si les primo-accédants étaient il y a peu majoritaires, les plus modestes d'entre eux ont fait les frais de la suppression du prêt à taux zéro Plus (PTZ+) dans l'ancien. “il y a eu un retournement de tendance entre fin 2011 et maintenant. Aujourd'hui, nous n'avons plus que 30 % de primo-accédants pour 60 % d'accédants”, note ainsi Philippe Taboret. Or, selon lui, il est crucial de “prendre en compte cette analyse, car laisser penser que les conditions pour devenir propriétaire sont plus difficiles aujourd'hui qu'hier, est inexact”.

Afin d'étayer cette affirmation, Philippe Taboret précise que “sur les deux dernières années, la baisse des taux a permis de passer de plus de 5 années de revenus à moins de 4 années pour accéder à la propriété” (soit un pouvoir d'achat immobilier en hausse de +8%).

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