Immobilier et sécurité : les contrôles des ascenseurs ne décollent pas

15/06/2010 à 10:37 - Immobilier - Par - Réagir

Ascenseurs : le cri d'alarme de la fédération
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Doit-on désormais prendre les escaliers pour rentrer chez soi en toute sécurité ? Notre intégrité physique est-elle remise en cause dès lors que l'on pousse la porte d'un ascenseur ? Si de telles interrogations peuvent paraître excessives, elles deviennent toutefois légitimes à la lecture du communiqué publié hier par la Fédération des indépendants experts et bureaux de contrôle ascenseurs (FIEBCA). Un communiqué alertant sur le manque flagrant de conformité des ascenseurs en France.

Face aux trop nombreux problèmes liés à la vétusté du parc d'ascenseurs français, une loi de 2003 imposait en effet aux copropriétés de soumettre leurs ascenseurs à des travaux de modernisation et de sécurité avant la fin 2010.Des travaux devant obligatoirement être suivis (dans l'année) d'un contrôle technique puis, tous les cinq ans, d'un diagnostic destiné à établir la conformité de l'installation. Pour Hervé Lasseigne, président de la FIEBCA, à six mois de cette échéance il est plus que temps de « tirer la sonnette d'alarme ». Si la grande majorité des ascenseurs (90%) auront été modernisés à la fin de cette année, la FIEBCA estime que « seulement 15% de ces contrôles obligatoires, qui doivent être effectués dans l'année qui suit la réalisation de ces travaux, ont eu lieu ».

Dans l'éventualité malheureuse d'un accident, l'absence d'un contrôle technique en bonne et due forme engage la responsabilité du propriétaire. Pourquoi alors faire l'impasse sur un diagnostic ne coûtant en moyenne que 500 euros ? Si la méconnaissance de ces contrôles en constitue la principale cause, la FIEBCA estime également que « beaucoup de copropriétés retardent l'engagement des travaux pour des raisons économiques et souvent par manque de compréhension des propositions complexes des ascensoristes ».

Plus grave toutefois, certaines copropriétés seraient réticentes à effectuer ces contrôles par peur de devoir engager de couteux travaux de remise en conformité. En effet, de l'avis de la fédération, « 80% des contrôles techniques effectués entraînent des réserves sur les travaux effectués ». Pour Hervé Lasseigne, chacun de ces diagnostics serait à même de révéler un nombre important de réserves de maintenance : « 7 à 10 en moyenne, plus de 20 dans des cas extrêmes ».

Pour la FIEBCA, les ascensoristes surfant sur un marché de près de 2,9 milliards d'euros (chiffre établi pour l'année 2009) ne sont pas non plus au-dessus de tout soupçon et minimiseraient fortement les défaillances enregistrées par leurs appareils. La fédération parle en effet de 6 à 12 pannes annuelles alors que les ascensoristes n'en évoquent que 3.

Aujourd'hui la France compte au sein de son parc immobilier quelques 450.000 ascenseurs dont la grande majorité a plus de 25 ans (un quart d'entre eux ayant même plus de 40 ans).

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