Baisse des prix : la Fnaim confirme enfin !

24/04/2013 à 15:39 - Immobilier - Par - Réagir

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La Fédération nationale de l'immobilier aurait-elle retenue les leçons du passé ? Après avoir tardé à admettre l'existence même d'une crise immobilière, la Fnaim semble aujourd'hui se montrer plus prompte quand il s'agit d'évoquer la réalité d'une baisse des prix. Un repli qui, selon son président, ouvre enfin la voie à un rétablissement du marché.

A défaut d'avoir pleinement retrouvé le sourire, la Fnaim affiche une certaine satisfaction en constatant la baisse tant attendue des prix de l'immobilier ancien. Ce mercredi 24 avril, Jean-François Buet note en effet une correction des prix de l'immobilier de -2,6% sur le mois de mars. Confirmant ainsi ce que bon nombre d'observateurs annonçaient depuis plusieurs semaines déjà, le président de la Fnaim constate également un mouvement similaire enregistré entre le dernier trimestre 2012 et les trois premiers mois de l'année 2013 (-2,8%).

Traditionnellement considéré comme un marché hors normes, l'immobilier parisien ne fait désormais plus exception à la règle, affichant sur l'ensemble du premier trimestre une baisse de l'ordre de -3,3%. « Le seul marché en hausse forte depuis quinze ans a lui aussi cessé de résister », souligne non sans soulagement Jean-François Buet.

Gagnant l'ensemble du territoire, cette baisse des prix alimentée notamment par les taux de crédit extrêmement bas que nous connaissons actuellement devrait selon la Fnaim permettre le rétablissement progressif du marché. « La vitesse et l'intensité de la reprise seront certes variables selon les régions. Mais sur un point, en tout cas, un motif d'inquiétude peut être écarté: en aucune manière, des prémices de remontée du coût de crédit ne compromettront la reprise », précise à ce sujet le président de la Fédération.

Alors qu'un repli brutal des prix aurait, de l'avis de la Fédération, provoqué un « sentiment de dévalorisation du patrimoine » aux « conséquences terribles pour l'économie nationale », les chiffres dévoilés ce mercredi sont perçus par la Fnaim comme « une bouffée d'oxygène » à même de profiter aux acheteurs comme aux vendeurs.

En guise de conclusion, Jean-François Buet lance un appel au gouvernement, l'enjoignant à prendre des initiatives capables de soutenir ce nouvel élan affiché par le marché. « Si une amélioration du régime fiscal du bailleur intervenait, en contrepartie d'un engagement de maîtrise des loyers, il est certain que la relance serait au rendez-vous et que les investissements locatifs iraient bon train, alors qu'ils ne constituent que 10% des achats dans l'ancien chaque année », a-t-il ainsi estimé.

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5 4

Par Antoine -

Quels guignols ces agents immobiliers !!!!!
Après avoir tout fait pour nier l'évidence, ils l'acceptent en la minimisant et en demandant l’aumône à l’État.
Heureusement que le ridicule ne tue pas !!!

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Par Jean-Marc C. -

Et ce bon vieux Michel Mouillart, notre irréductible haussier, qu'en dit il ????
Comme il doit être malheureux !!!!!

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Par rentier -

l'investissement locatif privé s'écroule depuis 2 ans.
Or il ne s'agit pas là de primo-accedants qui comptent leur épargne et gonflent leurs revenus pour obtenir le crédit complémentaire nécessaire à l'achat de leur domicile.
Il s'agit d'investisseurs déjà logés, qui cherchent un placement long terme, pour protéger leur épargne. L'immobilier locatif n'est qu'une des solutions possibles pour ce projet, concurrencée par d'autres outils d'épargne.

Or d'une part la fiscalité du revenu locatif s'est lentement dégradée depuis plusieurs années, tandis que la protection des mauvais payeurs s'est améliorée, ainsi que les obligations reglementaires du bailleur, ce qu'on peut comprendre. Le revenu locatif n'est donc plus concurrentiel, même avec de l'assurance-vie garantie en euros.

Reste d'autre part la plus value possible au dénouement du placement.
Or cette plus value, bien qu'incertaine, a été très durement fiscalisée depuis deux ans :
-la loi Sarkozy de 2011 sur l'abattement fiscal pour durée de détention, en vigueur depuis le 1er fevrier 2012, porte à 30 ans au lieu de 15 ans l'exonération totale, avec une progressivité du dégrèvement qui fait qu'au bout de 15 ans(le terme antérieur), on est encore taxé à 80%. Cette loi a été définitivement entérinée par le gouvernement Hollande.
-la loi de finance 2013 est une transition vers une fiscalité clairement annoncée d'intégration des plus values à l'impot sur le revenu. Or la plus value d'un bien immobilier est sans commune mesure avec le revenu habituel des assujettis; c'est dire que la plus value finalement imposée le sera dans les tranches les plus élevées du barème, actuellement 45%, voire 75% l'an prochain.

Je pose la question : qui veut faire un placement risqué de long terme, dont le revenu est incertain, et même avec un bon locataire peu rémunérateur, pour lequel il faut attendre 30 ans pour escompter une plus value également incertaine?

Quand on dispose d'un capital immobilisable sur 30 ans, il y a des solutions beaucoup plus sûres et bien moins tracassantes que se risquer sur le marché de l'immobilier locatif.
Laissons cela aux institutionnels, et contemplons la crise du logement qui s'aggrave, sous les yeux d'un gouvernement qui cherche à prendre l'argent dans la poche des investisseurs privés, plutôt que de les inciter à participer à sortir de la crise, en respectant un peu mieux leurs bénéfices aléatoires, comme il le fait pour les dividendes distribués par les entreprises côtées.
Car finalement non seulement ce gouvernement n'aura pas l'argent escompté, car les privés se retirent du marché, mais cela contribue à aggraver la crise du logement.

Et je ne parle pas du scandale fiscal de l'imposition des terrains à batir, sans aucun abattement ni même réévaluation du prix d'acquisition, que même le Conseil Constitutionnel a censuré, constatant qu'il pouvait aboutir à fiscaliser 86% du prix de vente! Mais il parait qu'on va nous le resservir en 2014, version non censurable...

En conclusion, une fiscalité raisonnable, garantie durable jusqu'à la sortie, est devenue une exigence minimale des investisseurs privés pour revenir, vu les outrances et les revirements de théâtre inquiétants qu'on observe depuis 2 ans, toutes tendances politiques confondues.

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Par MP -

Paris était donc "le SEUL marché en hausse forte depuis quinze ans".

+70% en national par rapport au revenu disponible par ménage, ce n'est pas une hausse forte...c'est
une hausse, tout court.

Les revenus disponibles de M. Buet ont peut-être suivi une autre courbe que celle de la moyenne
nationale, c'est quinze dernières années ?

Ce genre de déclaration montre que la FNAIM n'en a pas fini avec les maladroits.

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