Crédit immobilier : les oubliés de la fusion Caisse d'Epargne - Banque Populaire

27/02/2009 à 00:00 - Crédit immobilier - Par - Réagir

Caisse d'Epargne-Banque populaire : les oubliés
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Après plusieurs mois de tractations et la polémique entourant la nomination de François Pérol, secrétaire général adjoint de l'Elysée, à la tête du nouveau groupe, les Caisses d'Epargne et les Banques Populaires ont enfin finalisé leur fusion ce jeudi 26 février. Si ce rapprochement fait de l'entité ainsi créée la seconde banque de France (dont le nom n'a pas encore été dévoilé) derrière BNP Paribas, certains acteurs ont toutefois été laissés sur le bord de la route.

Dès les premières heures des négociations, le groupe Banque Populaire avait signifié aux Caisses d'Epargne sont souhait de ne pas voir apparaître le Crédit Foncier dans les termes de la fusion. A cause du risque trop élevé, selon la Banque Populaire, qu'elle pourrait faire courir au groupe, la filiale des Caisses d'Epargne Spécialisée dans le prêt immobilier n'était donc pas invitée au mariage. Si la banque d'investissement et de financement Natixis (filiale commune aux deux groupes) conserve toute la confiance du géant bancaire fraichement créé et ce, malgré une perte de 2,8 milliards d'euros sur l'exercice 2008, tel n'est pas le cas pour d'autres subordonnés.

Le promoteur immobilier Nexity, appartenant aux Caisses d'Epargne, fait ainsi les frais du retournement actuel du marché immobilier et des difficultés rencontrées par l'ensemble des professionnels de ce secteur (voir à ce sujet notre billet : « immobilier neuf : le triste bilan 2008 »). Pour la même raison, les Banques Populaires renoncent à intégrer dans la fusion leur antenne dédiée aux transactions immobilières et à l'administration de biens, Foncia. Le courtier en ligne meilleur taux, faisant partie du groupe Caisses d'Epargne, voit quant à lui sa route être barrée, non seulement par la crise immobilière, mais également par celle affectant le secteur du prêt immobilier (crise traduite aujourd'hui, non plus par des taux de crédit exagérément hauts, ni par la tendance abusive des organismes prêteurs à en durcir les conditions d'octroi, mais plutôt par un attentisme grandissant des particuliers et entreprises à son encontre).

Vos réactions

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3 4

Par Jean Paul -

Article intéressant qui soulève un point non négligeable de la transaction.
Je découvre le site qui est très bien fait.

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Par JCR -

Bonjour,
Les Caisses d'épargne et la Banque pupulaire ont raison de ne pas penser trop au Crédit Foncier de France. Cette filliale de la Caisse d'épargne trompe ses clients avec ses taux variables

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Par sissou5fr -

quel sac d'embrouilles, que doit faire le particulier au vu de ce qui est évoqué, comme moi. Quel est l'intêret pour nous et qu'est ce qui nous attend. En effet à part épargner dans une autre banque qui n'est plus forcément une décision personnelle, mais d'intêrets uniquement banquaire. A expliquer pour la base SVP

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Par Le Guide de l'Economie equitable -

Le 26 février, il n'y a pas eu de fusion des deux banques coopératives.
Seul évènement, la nomination d'une même personne, François Pérol, à la tête de trois
entités bancaires, (Banque Populaire, Caisses d'Epargne Natixis)
7 millions de françaises et français sociétaires de l'Ecureuil et des Banques Populaires risquent d'être spoliés de leur droit d'intervention, de leurs droits de propriétaires de coopératives par une
atteinte au principe fondateur de l'économie sociale: une personne = une voix, quel que
soit son apport en capital. Un principe sur lequel a été fondé 60% du système bancaire
français, 30% du système assurantiel et 50% du système complémentaire de santé via les mutuelles.
Au Crédit Lyonnais, les dirigeants étaient nommés par l'État. Aujourd'hui il s'agit de
dirigeants élus par les sociétaires ou leurs représentants. Mais comme pour le Crédit
Lyonnais, tous les Français vont devoir mettre la main à la poche, pour éponger les
milliards engouffrés dans les aventures spéculatives.
La démocratie est désormais entre les mains de nos 577 députés et 343 sénateurs. En
effet, c'est par la loi que sont nées les deux banques dans leur statut coopératif, c'est par la loi que se fera la nouvelle banque qui concernent 34 millions de français.
Nos parlementaires ont le choix. Soit ils votent ce rapprochement sans conditions
particulières en laissant la porte ouverte à de nouvelles dérives financières et
antidémocratiques. Soit Ils assortissent leur vote de conditions susceptibles de
permettre la construction d'un outil de financement au service des personnes et de la
collectivité, basé sur les valeurs coopératives et mutualistes, fondatrices des Banques
Populaires et des Caisses d'Epargne. Cette banque devra être orientée dans la
transparence vers la satisfaction des besoins en crédit pour le développement d'une économie,
respectueuse de l'environnement : soutien au développement local, au logement social, au
développement et à la sécurité de l'emploi, de l'économie sociale. Elle pourrait se fixer l'objectif de la protection de l'épargne populaire sans visée spéculative.
Pour cela la loi doit clairement définir les missions de cette nouvelle entité, et les instruments pour les accomplir.
Pour une banque éthique, démocratique, équitable, à « gouvernance coopérative », nous faisons dix propositions concrètes, immédiatement applicables.
· Représentation des sociétaires des salariés et des clients dans un organe central coopératif
· Décisions des orientations stratégiques par « référendum coopératif »
· Organisation d'élections générales et Création d'observatoires de la « gouvernance coopérative »
· Obligations d'investissements dans le social et l'économie sociale.
. Limitation des rémunérations et mandats des dirigeants
· Application la loi sur les Nouvelles régulations économiques, loi de communication sur les conduites
sociales et environnementales des entreprises.
· Un plan progressif de mise en place de la parité dans les instances élues.
« Agir Pour Une Economie Equitable » Ap2E a interrogé
immédiatement les parlementaires et leurs groupes, mais
aussi partis politiques, syndicats, Conseil économique,
social et environnemental, dirigeants de l'économie sociale
et associations d'actionnaires sur ces propositions.
Vous êtes 7 millions de sociétaires de la Caisse d'Epargne
et des banques populaires, 34 millions de clients.
Vous avez le pouvoir de faire bouger les choses en vous
adressant, vous aussi à vos parlementaires et élus locaux,
à vos dirigeants de caisses locales et régionales, aux
représentants locaux des partis et syndicats.
Sylvie Mayer - Jean Pierre Caldier

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