Cécile Duflot, l'apprentie sorcière de l'immobilier

02/09/2013 à 09:19 - Immobilier - Par - Réagir

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Si le projet de loi pour l'accès au logement et un urbanisme rénové (ALUR) soutenu par Cécile Duflot doit encore faire l'objet d'un examen parlementaire programmé pour le mois de septembre, les professionnels de l'immobilier se pressent quant à eux pour dénoncer un texte injuste et inadapté. C'est cette fois-ci Laurent Vimont, président de Century 21, qui monte au créneau en estimant que la ministre du Logement se trompe ici de cible et « joue les apprentis sorciers ».

Qu'il s'agisse de la future garantie universelle des loyers (GUL), de l'encadrement des loyers ou encore plafonnement des frais d'agence, pour le président de Century 21 la chose est entendue, « les propositions du ministre sont de protéger les locataires contre les incidents de la vie ». Or, à l'heure où le secteur de la construction est en berne et où le manque de logements disponibles est patent, il serait selon lui bien plus judicieux d'opérer des gestes significatifs en faveur des propriétaires.

Intervenant ce mardi 27 août au micro de BFM Business, Laurent Vimont n'a en effet pas caché son inquiétude quant aux difficultés que connaît actuellement le marché de l'investissement locatif. Selon lui, en favorisant à outrance les locataires, « notre ministre du Logement joue les apprentis sorciers » et ne fait qu'envoyer un signal négatif aux investisseurs potentiels qui n'hésitent désormais plus à reporter leur projet immobilier. « Les cadres supérieurs, qui sont historiquement des gens qui alimentent le marché locatif, sont en retrait de 46% dans nos chiffres sur 6 mois. Ils prennent leurs jambes à leur cou. A Paris, les achats à titre d'investissement locatif sont en retrait de 20%, dans l'Essonne de 35% dans le 95 de 60%, … Il y a un vrai phénomène de fonds », souligne-t-il ainsi.

Evoquant un projet de loi ALUR « dissuasif et assimilé à une privation de liberté », Laurent Vimont pose dès lors la question : « quand, demain, nous aurons des locataires surprotégés et pas de propriétaires, qu'est ce qui va se passer ? ». Pour le président du réseau d'agences la réponse est simple, « nous n'aurons plus de logement à proposer ».

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