Chute des ventes à Paris : la faute aux vendeurs

14/11/2012 à 12:03 - Immobilier - Par - Réagir

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Semaines après semaines, au fil des publications, une constatation revient, telle une litanie : si le niveau toujours trop élevé des prix de l'immobilier n'autorisent aucune relance du marché, la faute semble en revenir aux vendeurs qui refusent encore de revoir leurs prétentions à la baisse, notamment au sein de la capitale.

Dernier en date à observé le phénomène, le site meilleurs agents fait état d'un effondrement du nombre de transactions à Paris au cours des neuf premiers mois de l'année (entre -30 et -40%) et ce, en dépit d'une stabilisation des prix engagée depuis plusieurs mois maintenant. « Le blocage est d'abord dû au dialogue de sourds entre vendeurs qui campent sur leurs positions et acheteurs qui attendent 15% de baisse », souligne le site.

Les banques ne sont pas non plus exemptes de tout reproche. Si les emprunteurs profitent certes de taux extrêmement avantageux, le durcissement des conditions d'octroi et la réduction des durées de prêt immobilier contribuent elles aussi à exclure du marché bon nombre de candidats à l'achat.

Enfin, les différentes mesures gouvernementales, tant en matière d'aide à l'accession que de fiscalité immobilière, apparaissent également comme autant de facteurs de blocage d'un marché en plein doute. Si les acquéreurs sont de leur côté pénalisés par la suppression de dispositifs tels que le prêt à taux zéro Plus dans l'ancien, les vendeurs potentiels sont pour leur part confrontés à une refonte de la taxe sur les plus-values (exonération au bout de 30 ans de détention au lieu de 15) qui pèse lourdement sur leurs intentions de vente.

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3 5

Par G. -

Merci pour la bonne remarque faite dans ce bref article: pour relancer le marché, il suffirait que les vendeurs reviennent à la réalité. C'est à dire baissent leurs prix! Les aides de l'Etat n'ont fait qu'alimenter la bulle immobilière. Les aides telles que le PTZ ont fait augmenter les prix, autant dire qu'elles ne servaient qu'à engraisser les spéculateurs. La hausse a entretenu la hausse, à présent la baisse entretiendra la baisse...

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Par BRUNO DIAZ -

Résumer à deux protagonistes le problème immobilier me paraît très réducteur? Le nombre d’acteurs dans le processus immobilier est multiple : ceux que vous citez, mais aussi l’Etat, les agences immobilières, les investisseurs purs, les promoteurs, les notaires…
Aucun article de presse n’évoque et n’explique encore moins l’envolée des prix de l’immobilier entre 2002 et 2007, cinq petites années qui ont vu les PRIX DOUBLER, VOIRE TRIPLER selon les lieux. Si ! On parle de bulle immobilière mais on n’explique rien. Plus de discussion possible …
Un de mes amis, petit malin et libéral enthousiaste, m’affirmait : « C’est l’offre et la demande ! ». Plus de discussion possible …
Le problème c’est qu’il serait intéressant de savoir quelle mouche a piquée le français moyen pour demander à acheter avec autant de boulimie pendant ces cinq petites années ? Ce serait un PHENOMENE SOCIOLOGIQUE sans précédent ! Non ?
Y a-t-il eu poussée démographique, invasion d’acheteurs ? Vu les prix, certainement pas nos clandestins, miséreux issus de leur village de brousse mais plutôt dans notre « village mondial », des acheteurs HAUT DE GAMME investisseurs avisés, pour faire du PLACEMENT.
Ces investisseurs purs ont déclenché cet effet boule de neige. Pendant cette période. Il y a une corrélation entre la montée des cours boursiers (CAC 40, etc.) et les prix des logements jusqu’en 2008. Sauf qu’à partir de cette date le prix des valeurs boursières a chuté de 50% mais, hélas, pas le prix des logements. L’état l’a soutenu à coup de prêt à taux zéro et autres Sellier… Les règles du jeu libéral n’ont pas été respectées !
Les petits et moyens acheteurs voient de plus en plus les aides passer devant leur nez et servir à maintenir des prix élevés pour le plus grand bonheur des promoteurs, des agences immobilières, des investisseurs purs et durs et de propriétaires spéculateurs à la recherche d’argent facile. Les propriétaires innocents constatant la valorisation de leur bien, cette manne qui leur tombe du ciel, vendent eux aussi au prix de tout le monde … C’est humain !
Hormis les entreprises du bâtiment l’état dans sa grande mansuétude à faire du social (?) a aidé et aide encore en fait des activités spéculatives pas créatrices de biens.
Que le cours du cacao monte ou baisse le français lambda n’en souffre que peu. Il peut se passer de cacao ! Que le cours de l’immobilier grimpe et se maintienne très haut ! Beaucoup en souffrent ! Le toit est un BESOIN PRIMAIRE faut il le rappeler…

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Par Gorwin94 -

Il ne faut pas raconter n'importe quoi... De la nuit des temps, un vendeur cherche toujours à vendre le plus cher possible, et un acheteur souhaite toujours acheter à un prix le moins élevé possible... Le blocage vient de la politique fiscale en matière de plus-value qui nous matraque. Je possède un appartement depuis 12 ans... je préfère encore le louer que donner 60000 ¤ à l'état ! (L'appartement acheté en 2000 à 120000 ¤ est estimé à 380000 ¤).
Cdt.

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Par titi -

Quand on est vendeur potentiel, on fait ses comptes : la fiscalité Sarko, c'était très rude, ça a déjà bloqué le marché au 31 janvier 2012. Ajoutez la fiscalité Hollande (plus value calculée Sarko+imposition Hollande en intégrant au revenu), qui envoie votre plus value dans les tranches marginales à 45%, pas besoin de calculette : à moins d'être contraint à vendre, cette législature va nous plumer. Donc on attendra des jours meilleurs pour vendre.
Seuls ceux qui sont contraints à vendre le feront, jusqu'à ce que le gouvernement comprenne que son système n'est pas tenable.
Donc le marché sera rare et erratique. Dans ces conditions, la baisse, c'est pas pour demain...

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Par sky14 -

Normal que les vendeur ne baisse pas leur prix , il l'on probablement acheté plus cher que le marché actuel , avec un solde de crédit à cloturé, s'il ne veulent pas perdre d'argent, il faut attendre !

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