Immobilier : un 62ème congrès de la FNAIM teinté d'inquiétude

09/12/2008 à 00:00 - Immobilier - Par - Réagir

Congrès FNAIM : la grande déprime !
Si elle est revenue sur le plan de relance de Nicolas Sarkozy, la FNAIM a également profité de son 62ème congrès pour dresser des perspectives bien ternes pour l'année à venir.

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La Fédération nationale des agents immobiliers tenait hier son 62ème congrès. L'occasion pour ses représentants de revenir sur les dispositions prises par le gouvernement en matière de soutien à l'immobilier.

Si le doublement du prêt à taux zéro représente une mesure appréciable tant pour les particuliers que pour les professionnels de l'immobilier neuf, la FNAIM n'a eu de cesse, depuis la semaine dernière et la présentation par Nicolas Sarkozy de son plan de relance, de regretter qu'elle ne concerne pas également le marché de l'immobilier ancien. Pour son président, René Paillincourt, « le président de la République s'est hélas arrêté en chemin. Il a tout simplement écarté le logement ancien du doublement du prêt à taux zéro, au mépris des emplois générés dans la filière du bâtiment par le marché de la revente ». Lors d'un entretien pour le site internet Capital.fr, Henry Buzy-Cazaux, délégué général de la FNAIM, explique que « les deux-tiers des prêts à taux 0 sont souscrits par des acheteurs de... logements anciens. La généralisation du doublement du plafond à l'ensemble des PTZ permettrait donc à la grande majorité des emprunteurs de renforcer leurs garanties face aux banques ».

Un prêt à taux zéro vu comme un facteur développant de la capacité d'emprunt des particuliers souhaitant acquérir un logement ancien, voilà ce que la FNAIM attendait du Chef de l'Etat. Selon la fédération, accroître la garantie des emprunteurs aux yeux des banques est aujourd'hui primordial. Ce sont en effet en direction de ces mêmes banques et leur propension à durcir leurs conditions d'octroi que convergent l'essentiel des critiques émises depuis plusieurs semaines par la FNAIM. « Les critères d'octroi des prêts, qui s'étaient durcis à l'abord de l'été, sont toujours appliqués de façon drastique et démesurément sévères », scande René Paillincourt avant de préciser que « le risque des prêteurs n'a pas varié, mais son appréciation a changé et elle conduit à exclure aujourd'hui entre 25 et 30% des emprunteurs naguère éligibles au crédit ».

A l'instar d'une grande majorité d'agences immobilières, la FNAIM et ses adhérents pataugent en ce moment dans le marasme généré par la crise immobilière. Une situation qui pourrait bien perdurer en 2009 voire s'aggraver. « La dépression économique s'installe, il est à craindre qu'elle affecte 2009 encore plus douloureusement que 2008. Les pronostics les plus sombres n'excluent même pas qu'elle se prolonge au-delà de cette échéance », s'inquiète René Paillincourt. Une inquiétude partagée par Henry Buzy-Cazaux puisque selon lui, « cela ne fait désormais plus aucun doute : certaines de nos agences devront fermer ! ».

Le délégué général de la FNAIM estime ainsi, qu'en de telles circonstances, « de 10% à 15% des 200.000 actifs du secteur pourraient perdre leurs emplois dans les agences immobilières, soit 20.000 à 30.000 personnes ». Preuve qu'après les années fastes le marché immobilier de l'ancien subi de plein fouet un retournement, la part occupée par les transactions effectuées de particulier à particulier serait tombée sous la barre des 50% pour s'établir à 35%.

Plus que de sortir ses adhérents d'une crise qui les a d'ores et déjà submergés, limiter la casse apparaît désormais comme le seul rôle que puisse jouer la FNAIM. C'est d'ailleurs en gardant cet objectif à l'esprit qu'Henry Buzy-Cazaux s'adresse aux acteurs de l'immobilier : « tout d'abord, il est fondamental que nos agents diversifient leurs activités à la gestion locative, un métier qui ne connaît pas la crise et qui pourrait même être en croissance de 5 à 10% cette année. Ensuite : les agents immobiliers doivent se rapprocher de leurs clients, accentuer les démarchages, améliorer les suivis des fichiers afin de répondre au mieux aux besoins des locataires et propriétaires qui évoluent dans le temps... »

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Par retour a la realité -

L'immobilier est mal en point car il a tout simplement trop augmenté en 10 ans ! Il faut arreter de faire croire que c'est la faute aux banques et à Trichet ! Des taux d'interrets de 5% sont déjà très accomodants...et si un banquier ne prete pas c'est tout simplement qu'il considère qu'il prend un risque car la valeur du bien a plus de chance de baisser que de monter; Des taux très bas comme certains en revent on provoqué la crise financière que l'on connait aujourd'hui...Le problème et le seul problème dont vous avez un mal fou à débatre c'est que l'immobilier doit baisser pour qu'il revienne tout simplement à des niveaux acceptables en comparaison avec les revenus des Français...alors au boulot !après s'etre bagarré pour rentrer des mandats en promettant la lune aux vendeurs battez vous pour les faire revenir sur terre....c'est votre job les AI et on compte sur vous

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Par belbel -

comment prétendre être un professionnel de l'immobilier quand vous affichez un bien 440.000 € et qu'une autre agence le présente à 350.000 €. Depuis deux ans, nous cherchons une plus grande maison, nous scrutons le marché et les biens à vendre sont toujours les même. Nous attendons maintenant une vrai baisse.

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Par JLR -

La FNAIM, il faudrait peut-être arrêter de pleurer. En dix ans, l'immobilier a augmenter en moyenne de 147%, alors que les salaires n'ont augmenter au plus que de 30 à 40% dans le meilleur des cas. J'ai moi-même, en tant que primo accédant, chercher une maison à acheter, il y a 3 ou 4 ans, mais j'ai laissé tomber. Prix déja déconnectés des revenus des ménages, et pourtant, j'avais un gros apport. Alors, si vous voulez relancer le marché, il n'y a qu'une seule et unique solution: LA BAISSE. Et -30% serait un minimum, pour que des gens comme moi, commencent à nouveaux a s'intéresser à l'achat. LA BAISSE, tout le reste c'est de la littérature, et ne servirait qu'a repousser le problème vers un futur plus ou moins proche. Une seule solution (et vous le savez bien): LA BAISSE ...

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Par Dédé73 -

Les faits sont têtus.
Les agences immobilières ne peuvent à la fois faire croire aux vendeurs que les prix peuvent rester élevés (argument destiné à capter les mandats de vente)et déplorer que les acheteurs ne viennent pas alors que le niveau des prix affichés leur rend le bien inaccessible (peu importe les conditions bancaires).
Finalement on retrouve la crise des "subprimes", à savoir qu'un système économique fondé sur la hausse vertigineuse des prix de l'immobilier ne peut que s'effondrer lorsque ces prix sont déconnectés de l'évolution générale des revenus.
Enfin ce n'est pas parce qu'il existe une très forte demande de logement social que le marché est globalement demandeur. Le logement social est dans une logique d'administration publique (les demandeurs étant exclus d'un marché "normal" ). Donc la vraie demande est celle des gens qui pourraient accéder à la propriété si les prix avaient évolué comme les salaires depuis 2001.

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