Crédit : les banques françaises se rient de la crise

27/01/2009 à 00:00 - Crédit immobilier - Par - Réagir

Crédit : des banques dans le vert
Devant les résultats affichés des grandes banques françaises, ces dernières avaient-elles réellement besoin qu'on leur vienne en aide ?

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Le gouvernement se devait-il, en ce mois de janvier 2009, de débloquer quelques 10,5 milliards d'euros supplémentaires pour soutenir les banques françaises et la reprise du crédit ? La question peut paraître légitime au regard des résultats présentés par certaines d'entre elles pour l'exercice 2008.

Malgré une nette baisse par rapport à l'année précédente (et une perte de 1,4 milliards pour le seul 4ème trimestre 2008), BNP Paribas dévoilait ce lundi 26 janvier un bénéfice de près de 3 milliards d'euros en 2008 (7,8 milliards en 2007). Tout comme sa consoeur, la Société Générale, BNP Paribas a donc anticipé sur le calendrier pour publier ses comptes 2008, faisant bondir par la même occasion son titre boursier à 25 euros (+16,96%). La Société Générale avait ouvert la voie en annonçant, la semaine dernière, un bénéfice de 2 milliards d'euros. Quant au Crédit Agricole dont les résultats seront rendus publics au mois de mars, son président fait d'ores et déjà état de chiffres positifs.

Devançant les dates initialement établies pour la publication de ces résultats, les trois géants de la finance française sont donc loin d'être étouffés par une crise que d'aucuns leur présentaient comme fatale. Christian Noyer, le gouverneur de la Banque de France, n'a d'ailleurs pas hésité à reprendre une formule consacrée aux premières heures de la crise par la ministre de l'Economie Christine Lagarde : « nos banques sont saines et solides ». Des banques qui surnagent au-dessus d'une économie malmenée, devant l'ironie de la situation, certains esprits critiques iront même jusqu'à considérer ces bons résultats comme la véritable raison qui vit nos grands banquiers rechigner à perdre leurs bonus et parts variables (voir notre billet sur le sujet). D'autres s'interrogeront plutôt sur le bien fondé de la récente enveloppe de 10,5 milliards affectée par l'Etat au soutien de ces mêmes groupes bancaires.

Une interrogation que Christian Noyer tente de dissiper en déclarant qu'une telle « recapitalisation publique n'est pas destinée à compenser des faiblesses ou des failles. Il s'agit plutôt d'anticiper des problèmes éventuels ». Nathalie Morteau, économiste chez Xerfi, ajoute quant à elle qu' « il ne s'agissait pas de sauver les banques françaises, mais d'assurer une poursuite de l'octroi de crédit dans l'économie ». Si, à l'heure où le gouvernement allouait ces « quelques milliards » de soutien, la publication de résultats positifs était alors inconnue de tous, une telle aide apparaît désormais plus psychologique que financière. Entre la présentation de bénéfices notables, le déblocage de la distribution du crédit évoqué par René Ricol (le médiateur du crédit) et l'appui affirmé de l'Etat, nos banques paraissent donc effectivement solides, tant aux yeux des particuliers, que de leurs homologues étrangères. Un point crucial lorsqu'il s'agit de relancer la machine du prêt interbancaire.

Vos réactions

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Par Franck -

Bonjour,

Heureusement que l'ETAT est intervenu pour stabiliser tout ça et pour l'octroi des crédits aux particuliers.

Franck.

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