Crédit immobilier : traders, un nouveau scandale en perspective

19/02/2009 à 00:00 - Crédit immobilier - Par - Réagir

Crédit et finance : traders, le nouveau scandale
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Une fois encore poussés sur le devant de la scène, les traders français pourraient bien être les acteurs d'un nouveau scandale. Il ne s'agit pas là d'une énième perte financière imputée à une prise de risque inconsidéré ni au choix hasardeux d'un placement. Le scandale en question porterait sur les indemnités qu'auraient perçues d'ex traders français de la City (Londres), licenciés durant les grandes heures de la crise financière.

Les sommes évoquées ici n'ont rien de comparables avec celles dilapidées lors de la crise initiée par l'effondrement des subprimes américains (prêt immobilier à risque), mais le principe n'en reste pas moins choquant. Une fois leur emploi perdu, ces ex traders de Londres ont en effet pu percevoir d'importantes indemnités chômages sans pour autant n'avoir jamais cotisé aux ASSEDIC.

Interpellé par la condition de ceux qui furent longtemps et pour beaucoup le symbole de la réussite financière, le député PS des Landes, Alain Vidalies, s'irrite d'une telle situation : « Qu'un travailleur modeste soit aidé à son retour, même s'il n'a pas cotisé, cela peut se justifier. Mais qu'un trader revienne pour profiter du système, c'est choquant. C'est un peu facile de revenir se mettre au chaud en pleine tempête après avoir moqué l'archaïsme de notre système de protection sociale, après avoir surfé sur la financiarisation de l'économie ». Une prise de position notamment motivée par l'ampleur des indemnités : jusqu'à 6.366,80 euros pouvant être versés mensuellement durant 23 mois.

Ce mardi 17 février, le député s'est directement adressé à Christine Lagarde, afin d'avoir de plus amples informations et d'attirer l'attention de la ministre de l'Economie sur une pratique qu'il juge, sinon illégale, tout au moins déloyale. En effet, s'il ne remet pas en cause le régime auquel sont soumis les expatriés revenant en France après la perte de leur emploi, Alain Vidalies pointe toutefois du doigt ce qu'il considère être une faille dans le système. Pour pouvoir prétendre à cette indemnité mensuelle de plus de 6.000 euros, « il leur suffit de justifier en France - à leur retour - d'un contrat de travail dont la durée est comprise entre un et vingt-huit jours. Ainsi, grâce à cette astuce, ils reçoivent des indemnités-chômage qui peuvent atteindre 6 366,80 euros par mois bien que n'ayant jamais cotisé aux Assedic », précise-t-il.

A l'heure ou bon nombre de ménages courbent le dos sous le poids de la crise de l'immobilier comme du crédit, et désireux de voir la mise en place d'un plafonnement des indemnités versées aux expatriés, Alain Vidalies a donc remis une lettre à Christine Lagarde lui demandant « de bien vouloir lui confirmer la réalité de cette pratique surprenante, de lui préciser le nombre des heureux bénéficiaires et le montant ainsi déboursé par l'Unedic ».

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3 1

Par Zelzo ANTXE -

C'est scandaleux, les turpitudes de cette profession doivent être stigmatisées avec force

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