Crédit immobilier : les banques ne prêtent plus mais promettent de faire un effort

13/11/2008 à 00:00 - Crédit immobilier - Par - Réagir

Crédit immobilier : la relance tarde
Alors que les conditions d'octroi du crédit immobilier se durcissent, les banques renouvellent leur engagement de relancer le financement de l'économie.

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Obtenir d'une banque un prêt immobilier relève aujourd'hui de l'exploit. Devant les appels répétés puis les sous-entendus menaçants du gouvernement, les groupes financiers se sont engagés à relancer la distribution de crédit, tant aux particuliers qu'aux entreprises. Une relance qui s'organisera bien évidemment en douceur mais qui, pour l'heure, n'est pas encore perceptible, bien au contraire...

Il faut désormais plus que des paroles apaisantes de la part des banques pour restaurer la confiance perdue des ménages et des professionnels. En pleine crise financière, le sauvetage des établissements prêteurs par la mise en place du plan de soutien du gouvernement était alors apparu comme nécessaire et vital, mais il s'accompagnait également de quelques contreparties. Si les banques se sont vues refinancées par l'argent public (à hauteur de 10 milliards répartis au sein des plus grands groupe français), elles s'étaient aussi engagées à reprendre leur activité de financement de l'économie en ouvrant un peu plus les vannes du crédit à destination des entreprises et des ménages (une augmentation annuelle des prêts de 3 à 4% est attendue). Or, témoignages de sociétés en difficulté, d'emprunteurs potentiels et études statistiques tendent à souligner l'attentisme flagrant des banques françaises.

Si le début du mois de septembre a été marqué par une reprise des prêts accordés aux entreprises (+12,2% sur un an), une enquête menée par la Banque de France indique clairement que le durcissement des conditions d'octroi du crédit (et notamment du prêt immobilier) est de plus en plus important. Par rapport à la même période en 2007, le troisième trimestre enregistre une chute de la distribution du crédit de 26,3%. Pour le seul prêt immobilier (quel que soit le taux et la durée), cette baisse représente un montant non accordé de près de 16 milliards d'euros. Aujourd'hui, 67% des banques avouent appliquer une politique de distribution bien plus stricte qu'à l'accoutumée (elles n'étaient que 30% dans ce cas au 2ème trimestre 2008).

Si le prétexte d'une « dégradation des perspectives économiques » semble évidemment justifiable, le gouvernement redoutait que les banques n'emploient l'aide qui leur a été attribuée que pour régénérer leurs marges bénéficiaires. René Ricol a donc été nommé médiateur national du crédit avec la charge de prévenir un éventuel dérapage des établissements financiers. Nicolas Sarkozy avait alors soutenu que les « engagements verbaux » ne seraient pas suffisants, menaçant les banques de faire entrer l'Etat à leur capital si, à l'heure des bilans, ces engagements s'avéraient caduques.

Le premier bilan à donc eu lieu hier, pas de sanctions à l'horizon. Réunis par René Ricol, les dirigeants des principaux groupes bancaires ont donc renouvelé l'engagement pris auparavant, comme l'indique le communiqué transmis : « continuer à accompagner avec fidélité leurs entreprises clientes dans leur activité, sans réduction de l'enveloppe globale des encours pour chacune d'entre elle, également sans augmentation de garanties personnelles, sauf situation exceptionnelle le justifiant ». En outre, les banques s'engagent à « envisager, chaque fois que cela est possible, des prises de risque supplémentaires ».

Cela suffit pour l'instant à contenter le médiateur national du crédit qui précise que « les banquiers donnent un vrai signal qu'ils ont compris ». Seule nouveauté instaurée au terme de la réunion : le recours au médiateur en cas de rupture de relation entre une entreprise et sa banque. Si un établissement refuse de financer une entreprise cliente, cette dernière pourra donc faire appel à un médiateur. La banque disposera alors de 5 jours pour refaire une proposition à l'entreprise et ainsi mettre fin à la procédure de médiation.

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2 1

Par mitoyenoffensé -

Que les banques fasses supportés aux petits épargnants leurs + grandes erreurs de gestions est navrant surtout quant on connait leurs taux de dépenses internes innavouables (plusieurs millions euros )aux francais non responsables de leurs comportements mais responsables a leurs yeux de les sauver a tous prix.Merci les banques qui se disent gerer votre patrimoines en encaissants un max de profit a votre encontre.

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