Crédit immobilier à risque : l'homme responsable de la crise devant les tribunaux

08/06/2009 à 00:00 - Crédit immobilier - Par - Réagir

Crédit immobilier : le responsable de la crise ?
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Après le trader de la Société Générale Jérôme Kerviel, le financier américain Bernard Madoff, la crise financière internationale adopte un nouveau visage, celui d'Angelo Mozilo, le cofondateur et ex-PDG de Countrywide Financial, cet ogre américain du pret immobilier nourri aux subprimes.

Si l'on cherche à savoir comment passer du classement des « 30 pdg les plus respectés de la planète » à celui des « 25 responsables de la crise », il convient d'interroger Angelo Mozilo. L'ex-éminence grise du crédit immobilier vous expliquera qu'il suffit d'accorder un maximum de prêts immobiliers à risque (subprime) à des ménages incapables de faire face à leurs remboursements pour plonger la finance mondiale dans le chaos.
Si à 70 ans et depuis le rachat du groupe par Bank of America en janvier 2008, Angelo Molizo n'a désormais que peu de relation avec Countrywide Financial mais représente toujours le « deuxième pire pdg de l'histoire américaine » (selon CNBC). « Le visage le plus public de la débâcle immobilière » selon Business Week, accusé de tromperie envers ses actionnaires, doit aujourd'hui s'expliquer devant la justice.

Avoir vendu à ses actionnaires le « mirage de prêts responsables » tout en qualifiant ceux-ci (en privé) de « poisons toxiques les plus dangereux de l'existence », voilà se que reproche la SEC (Securities and Exchange Commission chargée de réguler la Bourse américaine) à Angelo Mozilo ainsi qu'à deux de ses cadres dirigeants de l'époque, David Sambol, et Erick Sieracki. Pour la Commission, plus de la moitié des crédits immobiliers accordés par Countrywide en 2006 l'ont été à des emprunteurs à risque. Entre novembre 2006 et août 2007, Mozilo aurait empoché 140 millions de dollars en cédant in-extremis ses titres à l'aube du naufrage du groupe, une vente salutaire qui découlerait, selon la SEC, d'informations confidentielles dont ne disposaient pas, contrairement à Mozilo, les actionnaires.

Pour les avocats de la défense, « lancer des accusations sans fondement et perdre un procès ne va pas aider la SEC à redorer son blason ». La Commission de sécurité des échanges appuie notamment son accusation sur une série d'e-mail particulièrement explicites échangés entre Angelo Mozilo et ses cadres dirigeants. A leur lecture, la commission a pu découvrir les différents protagonistes évoquer la dangerosité du prêt immobilier à risque qu'ils étaient sensés promouvoir à leurs clients.

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