Crédit immobilier : les banques ne prêtent qu'aux riches

23/07/2015 à 14:10 - Crédit immobilier - Par - Réagir

Crédit immobilier : les banques ne prêtent qu'aux riches
Crédit immobilier : les banques ne prêtent qu'aux riches

Partager l'actualité Commenter l'actualité Commenter l'actualité

Suivre toute l'actualité immobilière.

Les banques sont-elles vraiment prêteuses ? Si les candidats à l'emprunt ont parfois pu en douter, une étude du régulateur bancaire vient aujourd'hui leur donner raison.

Les emprunteurs riches plaisent de plus en plus aux banques

Les banques sont régulièrement pointées du doigt par les candidats à l'achat immobilier pour leur propension à appliquer des critères d'octroi extrêmement stricts en matière d'emprunt. Un accès restreint au crédit qui semblait avoir cours alors même que les établissements prêteurs se livraient une concurrence acharnée (à coup de taux bas) pour s'attirer toujours plus de clients. C'est en tout cas ce que tend à confirmer la récente étude dévoilée par l'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR). Celle-ci s'est en effet attachée à déterminer le niveau de revenus moyen affiché par les emprunteurs au cours de ces dernières années et au vu des résultats ainsi obtenus, une constatation s'impose d'elle-même : en matière de crédit immobilier, les banques semblent avoir progressivement privilégié les candidats les plus riches.

Dans le détail, entre 2003 et 2014, le revenu moyen des ménages sollicitant et obtenant un crédit immobilier est passé de 27 991 à 34 105 euros. Or, sur cette même période, le revenu moyen des ménages français (qu'ils soient emprunteurs ou non), n'aura jamais affiché une telle progression, avoisinant continuellement les 29 000 euros. En d'autres termes, cette disparité constatée entre revenu global et niveau de ressources des emprunteurs ne peut signifier qu'une seule chose : les banques accordent leurs prêts selon des critères toujours plus serrés.

Les primo-accédants victimes de la sélection bancaire

Généralement plus jeunes et moins fortunés que les autres emprunteurs, les primo-accédants sont rapidement devenus les premières victimes de cette stratégie sélective. Alors qu'un ménage souhaitant accéder pour la première fois à la propriété affichait, au moment de l'obtention de son emprunt, un revenu moyen de 23 000 euros en 2010, les banques ont aujourd'hui placé la barre nettement plus haut. Pour espérer décrocher un financement, un primo-accédant devait, quatre ans plus tard, présenter un niveau de ressource avoisinant les 31 000 euros (soit un bond de 34%). Pour l'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution, cette progression dans le revenu des emprunteurs apparaît somme toute logique puisque les banques appuient leur décision d'accorder ou non un crédit « en premier lieu sur l'analyse de la solvabilité des emprunteurs plutôt que sur la valeur des biens financés ».

Vos réactions

commentaire(s)

Consulter toutes les actualités

Partagez
cette
page