Crédit immobilier : les banques françaises vont mieux, merci pour elles15/06/2009 à 00:00 - Crédit immobilier - Diagnostic Expertise - Par Alix Guinet
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Suivre toute l'actualité immobilière. Ce matin, sur l'antenne de France Info, Georges Pauget évoquait avec optimisme la situation actuelle des banques françaises. Des banques aussi saines que possible dont l'impact positif sur l'économie ne serait pas à remettre en doute. Interrogé ce lundi 15 juin au micro de France Info à l'occasion d'une journée spéciale « crise », Georges Pauget, président de la Fédération française des banques et également président directeur général du groupe Crédit Agricole, ne cachait pas son optimisme quant à une éventuelle fin de crise. « La crise financière est clairement derrière nous », se félicitait-il avant de se montrer plus réservé à propos de l'imminence d'une sortie de crise. Pour le président de la FFB, « la crise économique fait sentir ses effets [...] et les espoirs de reprise sont plutôt reportés sur l'année 2010 ». Tout a débuté avec la crise américaine des subprime (crédits immobiliers à risque) dont l'effondrement a propulsé les places financières mondiales dans le chaos. Un chaos qui s'est peu à peu propagé à l'Economie française, touchant gravement le secteur du crédit et accélérant une crise immobilière sous-jacente. Considérées par certains comme les principales responsables de ces troubles à l'ampleur sans précédent, les banques ont toutefois pu bénéficier d'un soutien vital de la part de l'Etat (soutien assorti de contreparties et caractérisé par la mise en plan d'un vaste plan de relance du secteur). Financièrement épaulées par le Gouvernement, les établissements bancaires ont, selon Georges Pauget, pleinement joué leur rôle dans le rétablissement de l'Economie française. « Quand on regarde les informations que publie le médiateur du crédit, on voit que les banques font bien leur métier », affirmait-il ce matin. Aujourd'hui, « les banques françaises sont saines. Elles rembourseront dès que le début de la fin de la crise apparaitra », précisait-il avant d'ajouter que « les crédits à l'économie ont augmenté de 5% en France alors qu'on est proches de zéro dans les autres pays européens ». Différer le remboursement de l'argent prêté par l'Etat permettrait ainsi aux banques de continuer leur financement de l'Economie. Tout n'est toutefois pas encore rentré dans l'ordre. Alors que l'économiste Jacques Friggit n'hésite pas à évoquer le prolongement de la crise de l'immobilier jusqu'en 2013 (voir notre article), sur un plan d'ensemble le président de la FFB tempère qu' « il ne faut pas imaginer que la demande économique se récupère en claquant des doigts ». Si l'on ne peut pas encore aujourd'hui parler d'une totale guérison du secteur du crédit, la faute n'en reviendrait pas aux établissements mais plutôt, selon Georges Pauget, aux emprunteurs qui ont déserté les banques et peinent désormais à y revenir. « La demande de crédit est beaucoup plus faible qu'elle ne l'était l'année passé à pareille époque ». Enfin, concernant le surendettement, Georges Pauget risque de susciter certaines critiques à son encontre en affirmant que les vecteurs principaux des situations de surendettement ne sont pas les « excès de crédit mais de défaillances dans les situations familiales ou du chômage ». Pourtant, selon le dernier baromètre du surendettement publié par la Banque de France, si l'endettement moyen est évalué à 39.500 euros, pour 85% des dossiers la moitié de cette dette découlerait de crédits renouvelables et réserves de crédits non remboursés (en moyenne 19.900 euros). Le remboursement difficile d'un prêt immobilier n'entrerait en ligne de compte que dans 9% des cas, avec toutefois un endettement d'un tout autre ordre de grandeur (80.200 euros en moyenne). Via : France-info.com Consulter toutes les actualités
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