Question sur le crédit immobilier, la Société Générale répond aux particuliers

18/05/2009 à 00:00 - Crédit immobilier - Par - Réagir

Crédit : la Société Générale face aux particuliers
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Affaire Kerviel, démission de son PDG Daniel Bouton et pertes à répétition, la Société Générale a, depuis le début de la crise financière, largement alimenté les pages économiques de nos quotidien. Dans les colonnes du Parisien de ce lundi 18 mai, Frédéric Oudéa, le directeur général de la banque, s'est livré à un exercice de style en répondant aux questions des lecteurs. S'il adopte une attitude rassurante de rigueur, le futur PDG du groupe (en poste le 6 juillet prochain) n'écarte toutefois pas l'hypothèse de nouvelles déconvenues.

Crise économique oblige, les banquiers ont inévitablement endossés le douloureux costume de bouc émissaire. Si la débâcle financière de fin 2008 semble désormais s'éloigner, la propension des banques à resserrer leurs conditions d'octroi du prêt immo notamment a susciter incompréhension et colère au sein de l'opinion publique (une tendance à couper le robinet du crédit encore en vigueur aujourd'hui puisque, selon la Banque de France, la distribution du prêt immobilier affichait un recul de 3,7% sur le mois de février, enregistrant une baisse impressionnante de -34,5% sur un an). Des établissements bancaires sources de tous les maux, une idée peut être reçue qui fait dire à Frédéric Oudéa qu' « être dirigeant de banque, depuis deux ans, ce n'est pas marrant ».

Le réalisme sera toutefois à l'honneur dans les réponses apportées par le banquier : « aujourd'hui toutes les banques sont critiquées parce qu'elles sont considérées comme responsables de la crise. Les banques ont une part de responsabilité. Mais il y a un gros écart entre notre image et la réalité du terrain ». Sur la rémunération et autres stock-options des grands dirigeants, là encore, point de langue de bois. Avant d'évoquer un salaire annuel de 850.000 euros, le futur PDG de la Société Générale s'explique : « en ce qui me concerne, j'ai un salaire, je n'ai pas de stock-options, ni d'actions gratuites au moins jusqu'à fin 2010. En cas d'échec, si le conseil d'administration décide de me faire partir, je n'aurai pas d'indemnités de départ et je n'ai droit à aucune indemnité chômage ».

Interrogé par un lecteur sur la question des éventuels actifs toxiques encore présents dans les caisses de la banque (actifs souvent dérivés du subprime, ce crédit immobilier américain à risque), Frédéric Oudéa avoue ne pas savoir « prévoir l'avenir, il faut rester prudent. On n'est probablement pas très loin du bas de cycle, et on peut penser que ça va se stabiliser. On aura peut-être encore un peu de dépréciation, tout dépend de la conjoncture et des marchés ». « Cela dit, 2009 va rester une année difficile, mais la Société générale devrait s'en tirer tout à fait correctement », précisait-il auparavant.

Deux questions pointaient du doigt les difficultés liées au crédit immobilier. Au lecteur s'interrogeant sur la frilosité des banques à prêter, le directeur se défend : « une banque est là pour prêter. Mais pas n'importe comment. Il faut continuer à faire du crédit responsable ». « Nous continuons à distribuer beaucoup de prêts à l'immobilier même si la demande a faibli. C'est un vecteur de conquête de clientèle pour toutes les banques ». Jusque là empreint de sincérité, le discours semble ici prendre la forme d'une opération de communication : « notre rôle, c'est aider à passer un mauvais cap. S'il y a ponctuellement un problème, on rallonge le prêt, on diffère les remboursements, on apporte une solution de trésorerie ». Enfin, alors que la Banque centrale européenne (BCE) vient d'abaisser son principal taux directeur à 1%, qu'en est-il des taux de prêt immobilier pratiqués par les établissements ? « Quand on prête à cinq ans, quinze ans dans une banque, on ne peut pas, en face de ce prêt, pour le financer, mettre un emprunt à court terme, à trois mois par exemple », explique à ce sujet Frédéric Oudéa.

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Par frison maryse -

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Par frison maryse -

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