Crédit : le lourd tribut des banques à la crise

21/01/2009 à 00:00 - Crédit immobilier - Par - Réagir

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Bloomberg vient de publier le bilan des licenciements effectués par le secteur bancaire en cette période de crise. Le constat est édifiant.

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Si elles sont considérées par beaucoup comme les principales responsables de la crise financière qui secoua le monde entier en cette année 2008, les banques en sont aussi les victimes.

Au coeur d'un des plus grands troubles depuis l'après guerre, les grands établissements bancaires ont donc aidé à la propagation d'une crise majeure à travers le monde mais en ont également fait les frais. Face à ces groupes financiers dont les déficits n'ont cessé de s'accroître au cours des derniers mois de l'année 2008, et devant le risque de contagion à l'ensemble des secteurs économiques, bon nombre de gouvernements y sont allés de leur plan de sauvetage. Effacer le risque d'une crise systémique (bouleversant le système financier dans sa globalité), éviter qu'une pénurie de crédits (notamment de prêts immobiliers) ne vienne paralyser l'ensemble de l'économie, voilà quel a été le soucis de nos dirigeants.

Les Etats-Unis ont ouvert le bal avec leur fameux Plan Paulson (du nom du Secrétaire au Trésor Henry Paulson), suivis par les britanniques. Le plan de soutien aux établissements financiers imaginé par le Premier ministre anglais, Gordon Brown, a d'ailleurs servi de base de réflexion à la plupart des initiatives européennes. Japon, France, Allemagne, Espagne, Irlande, Islande, Pays-Bas, nombreux furent les Etats à s'être impliqués afin de venir en aide à leurs banques. Injections de liquidités, nationalisations, prêts de capitaux, garanties d'Etat concernant les crédits et produits financiers octroyés par certains établissements, aucune option de sortie de crise n'a été omise.

Si toutes ces solutions s'avérèrent sinon salutaires du moins nécessaires, elles n'engendrèrent pas complètement les résultats escomptés. Quand certains établissements réussirent tant bien que mal à redresser une situation financière hasardeuse, d'autres n'ont enregistré qu'une accumulation de déboires. Le mal était trop profond. A l'heure du bilan, les pertes financières de ces établissements, abstraites pour bien des particuliers, seront certes conséquentes mais devront peut être être relativisées au regard de pertes « humaines » quant à elles bien plus concrètes.

Car si, de part le monde, les dirigeants des grandes banques n'ont eu de cesse de s'inquiéter pour leurs résultats trimestriels et autres marges bénéficiaires, leurs salariés ont eux tremblé pour leur emploi... Et à juste titre. Bloomberg, chaine de télévision financière, vient ainsi de rendre public son dernier pointage concernant les licenciements auxquels les différents groupes bancaires ont été forcés de procéder. Au total, avec quelques 252.061 emplois supprimés, le secteur bancaire mondial a perdu près de 4,6% de ses effectifs.

La crise financière émanant de la crise des subprimes américains (crédits immobiliers à risque ou prêts hypothécaires), une grande majorité de ces licenciements concerne les banques américaines (8,1% des effectifs avec 171.332 postes supprimés). Mais les pertes paraissent bien plus lourdes en examinant individuellement le cas de bon nombre de ces banques dont les noms ont émaillé la chronologie de cette crise. Contrairement à ce que l'on aurait pu penser, si la banque américaine Lehman Brothers a connu une faillite des plus retentissantes, celle-ci ne se place qu'en troisième position des établissements ayant le plus éclairci leurs rangs (46,8%). Avec la perte de près de 64,7% de ses effectifs, le groupe américain Bear Stearns prend la tête du cortège, suivi de près par l'allemand Hypo Real Estate qui a du se séparer de 50% de ses employés. Plus loin, les banques Bayerische Landesbank (30,9%), Indymac (28,3%), WestLB (24,9%) et Bank of America (22%) ont également récolté la tempête qu'elles avaient contribué à semer. Au 7ème rang en terme de pourcentage, Bank of America n'en détient pas moins le triste record en nombre de postes révoqués, affichant la perte de 46.150 salariés.

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