Crédit : députés et sénateurs demandent des comptes aux banquiers

04/02/2009 à 00:00 - Crédit immobilier - Par - Réagir

Crédit : Les banquiers s'expliquent au Parlement
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Voilà maintenant trois mois déjà que le plan de soutien aux six principales banques de France a été présenté. En pleine tempête financière et devant l'urgence de la situation, le Parlement (Assemblée nationale et Sénat) n'avait eu d'autres choix que de valider ce plan trois jours seulement après son passage en Conseil des ministres.

Face à d'exceptionnelles difficultés de refinancement, les établissements bancaires s'étaient vus mettre à leur disposition un fond de soutien de quelques 360 milliards d'euros. Sans être gratuit, se présentant essentiellement sous la forme de prêts contractés auprès de l'Etat à un taux de 8,2%, cette aide providentielle était toutefois sujette à contrepartie et notamment la reprise par les banques de la distribution du crédit. Si ces dernières déclarent progressivement pouvoir répondre aux attentes de l'Etat en matière de prêts (et plus particulièrement de prêts immobiliers), bénéficier de l'argent public impose également une certaine transparence. Le Parlement entend donc bien, dès à présent, savoir ce que les banques ont fait de cet apport financier salvateur.

Regroupées en « Comité de suivi des dispositifs de financement de l'économie française », les commissions des finances de l'Assemblée nationale et du Sénat ont donc demandé aux principales banques de leur fournir des informations claires et précises sur la destination de l'argent public qui leur a été prêté. « La première des contreparties des banques est de se prêter à ce suivi et à la transparence », a précisé le député UMP Philippe Marini.

Un devoir d'information qui représente le premier des trois points négatifs soulevés par les commissions parlementaires, l'opacité des banques concernant leurs activités liées à l'argent public prêté étant jugées encore trop importante. La relance du crédit fait également débat.
Alors que, la semaine dernière, René Ricol, le médiateur du crédit nommé par Nicolas Sarkozy, semblait constater l'effort fourni par les établissements bancaires, sénateurs et députés estiment trop flous les 3 à 4% de volume de crédits supplémentaires que les banques se sont engagées à développer. « Cet indicateur est trop global. Le Comité de suivi doit avoir plus d'éléments d'appréciations sur l'évolution du crédit. Il faudrait distinguer les crédits aux PME de ceux des grandes entreprises, le crédit immobilier du non immobilier des ménages », ajoute Philippe Marini.
Enfin, l'attention se porte sur la moralisation des banques, les parlementaires appelant leurs dirigeants à « faire preuve de réserve et de responsabilité ».

Sur ce dernier point, les banquiers ont su faire le premier pas vers un secteur financier plus « éthique » en renonçant, non sans mal, à leurs bonus et parts variables pour l'exercice 2008. Reçus hier soir au Parlement, les six principaux banquiers de France n'entendent toutefois pas tirer un trait sur les dividendes versés à leurs actionnaires. « Il est essentiel que les banques françaises puissent conserver la confiance de leurs actionnaires », précise à ce sujet Baudouin Prot, directeur général de BNP Paribas. Un point de vue soutenu par le Sénat pour qui attribue aux actionnaires un rôle de soutien pour les banques au même titre que l'Etat.

Concernant les difficultés rencontrées par la relance du crédit, les banquiers se défendent d'en être à l'origine. « Chez nous, les demandes de crédit sont en baisse de 50% », précise le patron du Crédit Agricole, Georges Pauget. « La distribution des crédits se fait, mais de façon responsable. Et elle dépend de l'existence d'une demande. Mais c'est vrai que la demande de prêts personnels baisse. Il y a une très forte baisse dans la demande liée à l'habitat », ajoute Baudouin Prot. Des banquiers parlant donc d'une même voix, à l'instar d'Etienne Pfimlin, président du Crédit Mutuel, qui estime pour sa part que « Les clients attendent la baisse des prix des biens immobiliers ».

Vos réactions

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Par riquosta -

j ai effectivement constate que le CFF augmentait ses taux de 0.35%pour le CSF LES banquiers font ce qui leur plait les consignes ministérielles ils s assoient dessus

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