Crise financière : l'Assemblée dit oui au plan de sauvetage français

15/10/2008 à 00:00 - Crédit immobilier - Par - Réagir

Crise financière : le plan français adopté
Avec son adoption par l'Assemblée Nationale, une marche importante a été gravie hier pour le plan de soutien du système bancaire français.

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C'est fait ! L'Assemblée Nationale a donc dit oui au plan de sauvetage financier dévoilé lundi par Nicolas Sarkozy. Par 224 voix contre 24, les députées ont approuvé le « projet de loi de finances rectificative pour le financement de l'économie » proposant la garantie de l'Etat au système bancaire à hauteur de 360 milliards d'euros.

Décisif pour l'économie française puisqu'il vise avant tout à rassurer les banques, fluidifier les prêts interbancaires et, par voie de conséquence, à débloquer l'accès au crédit (prêt immo ou crédit à la consommation) pour les entreprises et les particuliers, l'adoption du plan de sauvetage risque toutefois d'alimenter les polémiques de ces prochains jours. En effet, malgré les appels nombreux et de tous bords à l'unité nationale, seuls l'UMP, le Nouveau Centre et les radicaux du PRG ont soutenu le dispositif : le PS et les verts s'abstenant, les communistes le rejetant.

Un plan qui, selon le député PS Jean-Marc Ayrault, « ne résout qu'une partie des problèmes ». A l'issue du vote, les réactions ont donc été vives, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur de l'hémicycle. Alors que Jean-François Copé (UMP) estime que « l'abstention, c'est pour moi la négation de l'engagement politique », Manuel Valls, pourtant député socialiste, fait preuve de son exaspération : « Je regrette que nous n'assumions pas totalement notre responsabilité de parti d'opposition mais qui doit gouverner. Il manque des hommes d'Etat aujourd'hui au Parti socialiste ».

Man½uvres politique interne au parti en vue du prochain congrès de Reims (personne n'osant faire le pas vers un plan que le PS estime être celui du chef de l'Etat) ou refus de voir les finances publiques voler au secours du capitalisme ? Chacun est évidemment libre d'accepter ou de s'opposer à la mesure (comme l'ont fait les communistes) même si, sur ce dernier point pourtant, la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, n'a eu de cesse de se montrer rassurante : « le contribuable français aura deux protections: nous facturerons la garantie de l'Etat à des conditions commerciales [et] les prêts seront des prêts sur gage ».

Enfanté dans la douleur, le plan de sauvetage français devrait être présenté aujourd'hui au Sénat pour pouvoir être mis en application avant la fin de la semaine.

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