Immobilier : vers une mondialisation de la crise ?

21/01/2008 à 00:00 - Crédit immobilier - Par - Réagir

Crise immobilière mondiale envisageable
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Les Etats-Unis tentent d'endiguer une crise immobilière et financière qui peut à tout instant se propager au reste du monde.

Eviter à tout prix la récession, voilà l'objectif commun du président des Etats-Unis, Georges W. Bush, et du président de la banque centrale américaine (FED), Ben Bernanke. Bernanke annonçait jeudi 17 janvier 2008 une probable baisse des taux directeurs réglant les taux d'intérêt du crédit immobilier alors que la Maison Blanche exposait le lendemain son nouveau plan de « sortie de crise » avec l'injection de 140 milliards de dollars sur le marché économique (soit l'équivalent de 1% du Produit Intérieur Brut des USA). Ces mesures seront-elles suffisantes pour voir la menace d'une récession (baisse du PIB durant 2 trimestres consécutifs) s'éloigner ? Eric Vergnaud, économiste à BNP Paribas, estime que ces dispositifs permettront à l'économie américaine de reprendre son souffle : « Si le package fiscal allège la charge des ménages et évite certaines défaillances, le pire peut être évité. Mais nous sommes à une période charnière. »

Reprendre son souffle, oui mais sans pour autant régler la situation : « Au vu des dernières données de taux de chômage, d'activité dans le secteur manufacturier ou de confiance des ménages, les risques de voir l'économie américaine entrer en récession sont de plus en plus importants ». La crise du crédit immobilier (crise des subprime) à l'origine de ces difficultés s'est propagée dans des proportions encore inconnues à l'économie globale du pays : les conditions d'octroi d'un prêt immobilier ou à la consommation se sont durcies (-20% pour le marché immobilier résidentiel au 3ème trimestre 2007), provoquant baisse de la consommation et chute des indices boursiers (Dow Jones en décrue de 8% depuis le début de l'année 2008).

Il est difficile d'évaluer l'impact de cette crise sur le marché financier mondial mais les grandes places boursières connaissent déjà un début d'année inquiétant, baignant dans ce climat d'anxiété général. « Le marché ne prend plus le temps de temporiser, de réfléchir ou d'hésiter et s'engage avec une énergie peu commune, plus loin, dans sa tendance baissière » déclare Jean-Chistophe Dourret, responsable de l'analyse technique chez Oddo Securities.

Concernant le vieux continent, la France résiste mieux que bon nombre de ses voisins européens. Contrairement à l'Irlande ou la Grande-Bretagne qui ressentent déjà une grande partie des effets pervers de la crise, la France reste relativement épargnée comme le confirme l'économiste Nathalie Dezeure : « Les échanges de la France avec les Etats-Unis sont peu importants. Une récession aux Etats-Unis aurait peu d'effet sur la demande extérieure. » Il n'en reste pas moins que les grandes banques françaises présentes à Wall Street sont, quant à elles, sous le feu continu des contrecoups de la crise du crédit immobilier. La Société Générale a ainsi enregistré ce vendredi 18 janvier 2008 un recul de ses titres de 8% et le Crédit Agricole a affiché en décembre un déficit de 1,6 milliards d'euros directement accrédité au secteur du crédit immobilier à risque (subprime).

Si cette situation se développe, il est à craindre que l'investisseur français, qu'il s'agisse d'un particulier ou d'une entreprise, souffre du raffermissement des conditions d'accès au crédit qui ne manquera pas de s'instaurer.

Via liberation.fr

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