Crise financière : la Caisse d'Epargne dans le rouge

28/11/2008 à 00:00 - Crédit immobilier - Par - Réagir

Crise : la Caisse d'Epargne dans le rouge
Pour la première fois de son histoire, le groupe Caisse d'Epargne devrait finir l'année 2008 dans le rouge.

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2008 fut décidément une année noire pour la Caisse d'Epargne puisqu'elle devrait très probablement voir la banque mutualiste finir dans le rouge pour la première fois de son histoire.

De mauvais résultats alimentés bien sûr par la crise financière internationale (crise initiée en août 2007 avec l'effondrement des subprimes, ces prêts immobiliers à risque américains). La banque d'affaire Natixis, filiale de la Caisse d'Epargne a subi de plein fouet l'impact de la crise en enregistrant, sur les neuf derniers mois de l'année, une perte de près d'1,2 milliards d'euros. La participation de l'Ecureuil au sein de Natixis s'élevant à 35,5%, le quotidien Les Echos annonce ce matin que le groupe « risque de devoir déprécier la valeur de certaines de ses participations », dont notamment celles portées sur Natixis ainsi que sur Nexity, banque spécialisée dans l'investissement immobilier (crédit, assurance de prêt immobilier, etc.), ébranlée quant à elle par le retournement de ce secteur d'activité.

Si la Caisse d'Epargne a réussi, tant bien que mal, à se maintenir à flot au 1er semestre 2008 (affichant un bénéfice de 21 millions d'euros), son implication auprès de Natixis pourrait donc bien lui valoir de chuter plus lourdement en cette fin d'année. Les livres de comptes de la Caisse nationale des Caisses d'Epargnes (organe central du groupe) prévoyaient une valeur de 9,8 euros pour chaque action Natixis. Or, le titre de la filiale s'est vu déprécié depuis le 1er janvier 2008 de près de 81% pour s'établir péniblement à 1,6 euros. Une chute de valeur que l'Ecureuil aura bien du mal à justifier.

Mais la crise ne doit pas porter seule la faute d'une année calamiteuse. S'ils sont étroitement liés au grand trouble financier qui régnait en octobre dernier, les 751 millions d'euros dilapidés récemment par la Caisse d'Epargne dans des montages spéculatifs aléatoires sont surtout le fait des choix malheureux effectués par un trader isolé. Des choix qui ont pourtant conduit certains dirigeants du groupe (dont Charles Milhaud son PDG) à démissionner.

Comme un malheur n'arrive jamais seul, les Banques Populaires devraient également finir l'année dans le rouge (une « source proche », précise Les Echos, évoque quelques 3 milliards d'actifs affectés notamment par la crise de l'immobilier. Caisse d'Epargne et Banques Populaires devant opérer une fusion au cours de l'année 2009, l'Ecureuil suivra donc de près les chiffres dévoilés par sa future moitié pour l'exercice 2008. Pour l'heure toutefois, les dirigeants des deux groupes estiment « prématuré » toutes spéculations au sujet de leur état de santé.

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