Crise financière : devant l'ONU, Sarkozy propose une réunion au sommet

24/09/2008 à 00:00 - Crédit immobilier - Par - Réagir

Crise : le G8 de Sarkozy
Tout en rappelant l'urgence de la situation, Nicolas Sarkozy suggère une rencontre entre les chefs d'état des huit pays les plus industrialisés.

Partager l'actualité Commenter l'actualité Commenter l'actualité

Suivre toute l'actualité immobilière.

« Le temps presse, le monde ne peut plus attendre ». Cette déclaration, mardi, du président Sarkozy devant l'Assemblée générale des Nations unies a sonné comme un avertissement lancé au Congrès américain qui hésite encore à approuver le plan de sauvetage des marchés financiers proposé par Henry Paulson, le secrétaire au Trésor. Le souhait de Nicolas Sarkozy d'une réaction rapide et efficace était présent, en filigrane, tout au long de son discours. Un discours marqué par le thème désormais favori du président : « la moralisation du capitalisme financier ».

Ce n'est évidemment pas l'intervention du président français qui aura une incidence quelconque sur l'état de forme actuel des places boursières mais elle n'en restait pas moins très attendue. Dans la continuité de sa déclaration de lundi soir (devant les invités de la Fondation Elie Wiesel pour l'humanitaire), Nicolas Sarkozy a réaffirmé sa volonté de sanctionner ceux « qui mettent en danger l'argent des épargnants » et d'établir un « capitalisme régulier et régulé ».

Au cours de son discours, Nicolas Sarkozy n'a eu de cesse de fustiger les dérives d'un système financier traduites par la crise des subprimes (crédits immobiliers à risque) les récents déboires des banques d'affaires américaines : « Reconstruisons un capitalisme où les banques feront leur métier. Et le métier des banques c'est de financer le développement économique, ce n'est pas d'alimenter la spéculation », ajoutant plus tard : « Quand ça marche et qu'il faut se partager des bonus gigantesques, on connaît les responsables. Voilà que ça ne marche plus. Et alors on ne connaît pas les responsables ? ».

Nicolas Sarkozy s'est donc attaché à dénoncer un « système fou », mais pas seulement. Il a également exposé sa vision d'un capitalisme assaini au sein duquel « opérateurs de marché » et « agences de notation » se verraient imposer un encadrement plus stricte, pour enfin que « la transparence des transactions remplace l'opacité ». Hedge funds et « bonus invraisemblables » sont également mis sur la sellette mais, sur ce dernier point, la question ne semble pas devoir être réglée de sitôt (à l'heure actuelle, le seul pays à avoir plafonné la rémunération de ses grands chefs d'entreprises sont les Pays-Bas où l'on gagne deux fois moins qu'en France et quatre fois moins qu'au Etats-Unis).

Nicolas Sarkozy a rappelé le rôle de chacun en prônant une gestion partagée de la crise des subprimes et de celles à venir : « Apprenons à gérer collectivement les crises les plus aiguës que nul, pas même les plus puissants d'entre nous, ne peut résoudre tout seul ».

« Ma conviction, c'est que le devoir des chefs d'Etat et de gouvernement des pays les plus directement concernés est de se réunir avant la fin de l'année pour réfléchir ensemble aux leçons à tirer de la crise financière la plus grave qu'ait connue le monde depuis celle des années 1930 ». Voilà sans doute le point le plus important abordé par le président français qui a donc appelé de ses voeux la tenue d'un G8 en novembre prochain (réunion des huit pays les plus industrialisés). Un sommet qui pourrait alors permettre de « dégager des principes et de nouvelles règles » destinés à recadrer la planète Finance.

Vos réactions

Crédit immobilier - Crise financière : devant l'ONU, Sarkozy propose une réunion au sommet

Noter cet article :

Soyez le premier à donner votre avis.

Ajouter un commentaire

Crédit immobilier - Crise financière : devant l'ONU, Sarkozy propose une réunion au sommet

Les commentaires sont fermés pour cette article.

Consulter toutes les actualités

Partagez
cette
page