Crise de l'immobilier : l'assureur AIG sauvé de justesse

17/09/2008 à 00:00 - Crédit immobilier - Par - Réagir

Crise : le sauvetage de l'assureur AIG
Après la chute de Lehman Brothers, il s'en est fallut de peu que le leader de l'assurance ne sombre également.

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Si Lehman Brothers a en quelques sorte été sacrifié pour l'exemple (deux grands principes ayant dicté la conduite de la Banque fédérale américaine à son égard : « on ne peut sauver celui qui ne veut pas l'être » et « si l'on répare constamment les bêtises de ses enfants, ils n'apprendront jamais »), l'assureur AIG a quant à lui été sauvé cette nuit.

Après des chutes impressionnantes et répétées de ses valeurs boursières (-80% en quelques jours), le leader américain de l'assurance cherchait désespérément des capitaux, objectif : éviter la faillite. A l'instar de l'établissement bancaire Merrill-Lynch racheté dans la nuit du 14 au 15 septembre 2008 par Bank of America, AIG (American International Group) a donc échappé de justesse au naufrage grâce à l'intervention de la FED.

Spécialisé dans l'assurance de crédit immobilier, la location-vente d'immobilier ou le crédit conso, AIG était devenu le numéro un mondial de l'assurance en n'hésitant pas à spéculer avec l'argent de ses quelques 75 millions d'assurés. Espérons que la leçon aura porté ses fruits et que le groupe considérera désormais l'assurance pour ce qu'elle doit être : une épargne (au même titre que l'assurance-vie).

85 milliards de dollars ont ainsi été prêtés à l'assureur par la FED, faisant de la Réserve Fédérale l'actionnaire majoritaire du groupe avec près de 80% du capital. Si AIG peut se sentir soulagé, il ne s'agit pourtant pas d'un don désintéressé mais bel et bien d'un prêt. L'assureur devra donc rembourser cet emprunt à la FED dans les deux ans à venir. Et pour éviter tout débat sur une utilisation abusive de l'argent du contribuable, la FED n'y est pas allé de main morte sur les intérêts, fixant le taux du crédit à 14%.

Mieux encore, plus qu'un prêt, l'action de la FED s'apparente en tous points à une nationalisation d'AIG. Le risque pesant sur l'économie mondiale en cas de liquidation était tel (risque plus important encore que les répercussions de la faillite de Lehman Brothers) que le gouvernement a donc décidé de prendre le groupe en main. Le département du Trésor américain ne cache d'ailleurs pas sa satisfaction et Henry Paulson, le secrétaire au Trésor, de déclarer : « je soutiens les mesures prises par la Réserve fédérale ce soir pour aider AIG à continuer à remplir ses obligations et pour atténuer les perturbations, tout en protégeant les contribuables », précisant même que « les américains peuvent être très, très confiants en ce qui concerne leurs comptes dans le système bancaire ».

Si le secrétaire au Trésor se montre d'un optimisme sans faille, les observateurs du monde entier, eux, sont en droit de se poser la terrible question : à qui le tour ?

Vos réactions

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1 1

Par Pierre7_ -

Sauvé dites-vous?

Cela s'apparente simplement à une liquidation en ordre rangée.Le taux prohibitif du pret incite à un remboursement rapide .Donc une vente par appartement.L'actionnaire lui n'a plus que les yeux pour pleurer

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