Dégradation de la note française : quel impact sur l'immobilier ?

08/11/2013 à 11:04 - Crédit immobilier - Par - Réagir

Dégradation de la note française : et l'immobilier ?
Dégradation de la note française : quel impact sur l'immobilier ?

Partager l'actualité Commenter l'actualité Commenter l'actualité

Suivre toute l'actualité immobilière.

L'agence de notation Standard & Poor's aurait-elle une dent contre la France ? A la surprise générale, cette dernière a en effet décidé d'abaisser pour la seconde fois en deux ans la note de la France. Une dégradation que conteste le gouvernement mais qui ne devrait pas être sans conséquence pour le marché de l'immobilier.

Après avoir perdu son triple A, la France laisse désormais échapper son AA+. L'agence de notation Standard and Poor's vient en effet d'annoncer la dégradation de la note française (de AA+ à AA), sanctionnant ainsi la trop faible marge de manoeuvre dont disposerait le gouvernement pour remettre notre économie sur de bons rails. Si ce dernier rétorque que l'agence n'a “pas pris en compte toutes les réformes” engagée jusque là, les acteurs de l'immobilier commencent déjà quant à eux à anticiper les répercutions néfastes d'une telle dégradation.

Dans un communiqué publié dans la foulée, le courtier en ligne meilleur taux souligne ainsi que “la décision d'abaisser la note de la France est un signal négatif pour les investisseurs qui pourraient percevoir la France comme un pays moins sûr que des pays notés AAA”. Selon lui, le risque de constater une nouvelle hausse des taux de crédit immobilier apparaît désormais bien réel. Répercutant la défiance des marchés financiers à l'égard de la France, les OAT pourraient rapidement repartir à la hausse après s'être stabilisés au cours de ces dernières semaines. Une progression probable que peuvent légitimement redouter les candidats à l'emprunt, les OAT servant en effet de base aux taux fixes pratiqués par les banques.

Si la décision de Standard and Poor's vient donc partiellement gommer la satisfaction offerte ce jeudi par la Banque Centrale Européenne (la BCE ayant annoncé le passage de son principal taux directeur de 0,5 à 0,25%), le courtier fait toutefois preuve d'un certain optimisme en précisant “que les banques pourraient ne pas répercuter totalement l'augmentation probable des taux d'emprunt, car elles disposent actuellement de marges convenables et avec un coût du risque maîtrisé”.

Vos réactions

commentaire(s)

Consulter toutes les actualités

Partagez
cette
page