Des prix de l'immobilier surévalués partout en France

05/08/2013 à 10:30 - Immobilier - Par - Réagir

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Les prix de l'immobilier français sont aujourd'hui largement surévalués. S'il s'agit là d'un fait que peu oseront remettre en cause, une étude réalisée par le site Capital.fr nous renseigne toutefois sur l'ampleur du phénomène. Au cours des années 2000, le décalage entre prix des logements et revenus des ménages n'aurait ainsi cessé de croître.

Si affirmer que les prix de l'immobilier sont surévalués n'est pas une nouveauté en soi, encore faut-il déterminer avec précision la progression enregistrée au fil des ans et comparer celle-ci aux revenus des ménages. C'est donc ce que s'est efforcé de faire le site Capital.fr en compilant non seulement les données recueillies auprès de la Fnaim (fédération nationale de l'immobilier) mais également celles de la Direction générale des finances publiques sur le revenus moyen imposable.

Portant sur 10 grandes villes françaises, l'étude dresse un constat accablant : « dans toutes les agglomérations étudiées, les tarifs des logements se sont bien éloignés, au fil des ans, des revenus des ménages ».

Dans le détail, si le marché de l'immobilier semble nettement surévalué dans des villes comme Strasbourg (+65% entre 2000 et 2010 avec un revenu moyen progressant de 10%), Clermont-Ferrand (+80% pour les prix et +17% pour les revenus) ou encore Nantes (+99% et +23%), ces chiffres apparaissent toutefois bien maigres au regard des autres agglomérations observées. En effet, au cours de la dernière décennie, les prix de l'immobilier ont cru de façon démesurée à Toulouse (+119% avec un prix moyen passant de 1156 euros le mètre carré en 2000 à 2532 euros en 2010). Il en est allé de même à Paris dont le prix moyen au mètre carré est passé de 3167 euros à 7208 euros (+128% alors que le revenu imposable moyen ne progressait dans le même temps que de seulement 13%).

Si Marseille et Lyon affichent des destinées relativement similaire (des prix en hausse de +130% et un revenu évoluant de respectivement +22 et +18%), la palme en revient toutefois à Toulon dont le prix des logements s'est littéralement envolé de +164% en dix ans (983 euros le mètre carré en 2000 contre 2591 euros en 2010).

Ne prenant pas en considération le niveau des taux de crédit immobilier ni les différents dispositifs en faveur de l'accession à la propriété (PTZ Plus, Alix Guinet

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