Grenelle de l'Environnement : l'immobilier concerné par le développement durable
A la suite d'un sondage commandé à l'IFOP par la FNAIM (Fédération Nationale des Agents Immobiliers), il ressort que deux propriétaires sur trois restent dans le flou quant aux mesures qu'ils pourraient prendre pour valoriser l'économie d'énergie au sein de leur logement.
A l'approche du Grenelle de l'Environnement qui se tiendra fin octobre 2007, il devient donc urgent pour le gouvernement et la FNAIM de trouver des solutions en vue de l'intégration du développement durable dans le parc immobilier français et notamment dans les logements anciens (maison ou appartement de plus de 5 ans).
On le sait, il est plus facile de voir dans les travaux liés au développement durable (pose de volets ou de double-vitrage, isolation, remplacement du mode de chauffage, etc.) ce qu'ils vont engendrer comme réduction sur notre facture d'énergie que ce qu'ils pourraient amener dans le cadre de la sauvegarde de la planète.
La faute à un manque flagrant d'outils permettant l'analyse des dépenses énergétiques de notre bien immobilier.
La FNAIM propose donc l'instauration de « bilans thermiques fiables et probants ».
Selon son président, René Pallincourt : « il faudrait faire un diagnostic thermique de tous les logements puis établir la facture énergétique. Un état des lieux est aussi nécessaire pour donner la priorité aux logements énergivores, et apprécier la nature des travaux à entreprendre. Enfin, il faut un réel engagement de la part des techniciens qui entreprendront ces travaux ».
Prenant modèle sur la déduction d'impôt du crédit immobilier mise en place par le président de la république Nicolas Sarkozy, une mesure fiscale pourrait voir le jour tout comme un nouveau dispositif bancaire « défiscalisé et non plafonné » s'ajoutant au crédit immobilier écologique déjà existant.
Dans l'optique de fédérer autour du développement durable autant les professionnels de l'immobilier que les propriétaires, la FNAIM a soumis au gouvernement toute une série de propositions :
- La planification d'un état des lieux concernant la consommation énergétique des biens immobiliers existant.
- Etablir des priorités au niveau national quant aux logements les plus énergivores.
- Passer d'un consommation moyenne de 250 à 150 KW/m2/an par la préconisation de travaux simples et accessibles.
- Avant tout travaux, mettre en place un certificat plus approfondi que le diagnostic DPE actuel.
- Mettre en place un outil pédagogique et une communication efficace à destination des propriétaires d'un bien immobilier.
Source : Diagnostic-Expertise ( 13/09/07, 12:00 )
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