Colis piégé dans le cabinet d'un avocat immobilier : l'enquête piétine

17/12/2007 à 00:00 - Immobilier - Par - Réagir

Explosion chez un avocat immobilier : le point
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Le 6 décembre 2007, un colis piégé a explosé au 52 boulevard Malesherbes dans les locaux d'un cabinet d'avocats spécialisé en droit de l'immobilier et affaires civiles, provoquant le décès de Jacqueline Ben Bouali, une secrétaire de 74 ans, et blessant gravement à l'oeil et aux mains l'avocat Me Olivier Brane.

La première piste des enquêteurs, outre l'identification encore non établie de la personne qui a livré le colis piégé (« une femme jeune et de petite taille »), a été d'examiner une plainte pour harcèlement portée par Me Catherine Gouet-Jenselme (avocate associée à Me Olivier Brane) en 2005. Au regard de cette plainte, la police a placé jeudi dernier un architecte de 45 ans en garde à vue. Aucune charge n'a toutefois été retenue contre lui et ce dernier a été remis en liberté le soir même à 21h. Nulle interaction n'a pu être établie entre cet homme et l'explosion dramatique survenue dans ce cabinet d'avocats experts en droit immobilier et droit civil qui, on le rappelle, n'était en charge d'aucune affaire sensible.

Selon une source proche de l'enquête, il n'y a actuellement « pas d'éléments particuliers et nouveaux qui nous permettraient d'avancer », « même si on reste prudent, on n'a rien de tangible ».

Les enquêteurs avaient pourtant confirmé vendredi la présence d'un mot accompagnant les deux autres colis déposés par le livreur activement recherché. Ce mot mentionnait un remerciement aux avocats pour un dossier immobilier brillamment conclu : « En remerciement d'une affaire immobilière complexe ».

Maître Brane, avocat reconnu comme l'un des experts les plus compétents en matière d'immobilier, est toujours hospitalisé à La Pitié-Salpêtrière. Opéré jeudi, il a reçu Rachida Dati, la ministre de la Justice, qui lui a manifesté son soutien, avant d'être entendu par les enquêteurs. Le destinataire du colis mortel « ne se connaît pas d'ennemis et ne voit pas d'où ça peut venir ». La piste la plus sérieuse reste donc celle du livreur dont le départ a été « quasiment automatique et concomitant » avec l'explosion.

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