Immobilier : branle-bas de combat à l'Elysée !

10/01/2014 à 11:44 - Immobilier - Par - Réagir

Immobilier : branle-bas de combat à l'Elysée !
Immobilier : branle-bas de combat à l'Elysée !

Partager l'actualité Commenter l'actualité Commenter l'actualité

Suivre toute l'actualité immobilière.

Ce jeudi 9 janvier, en déplacement à Toulouse, François Hollande a dévoilé deux nouvelles dispositions visant à relancer le secteur de la construction. Si certains se félicitent de voir le Chef de l'Etat prendre enfin la mesure de la situation, d'autres en revanche pourraient bien pointer du doigt des annonces certes salutaires mais qui auraient pu être décidées bien plus tôt.

Redonner un nouvel élan à la construction immobilière, tel est l'objectif des mesures présentées hier par François Hollande à l'occasion de son premier déplacement de l'année. Concrètement, le Président de la République souhaite raccourcir le délais de demande de permis de construire (portant celui-ci à 5 mois maximum) et alléger de 10% les coûts de construction en réduisant le nombre de normes pesant sur le logement.

L'immobilier salue les annonces du Chef de l'Etat

A l'annonce de ces mesures, certains professionnels du secteur ont immédiatement manifestés leur satisfaction. Ce fut notamment le cas de François Payelle, président de la FPI (Fédération des promoteurs immobiliers), qui a rapidement précisé que "la FPI poursuivra ses efforts, aux côtés du Gouvernement et des autres organisations professionnelles, pour la mise en œuvre rapide et concrète de ces mesures". Toutefois, si de telles dispositions vont dans le bon sens, elles sonnent également comme un désaveu de la politique du logement jusqu'ici menée par le gouvernement.

Construction de logements : le choc de simplification se fait attendre

Petit retour en arrière. En mars 2013, François Hollande suscitait l'espoir des acteurs de la construction en annonçant vouloir instaurer un "choc de simplification" pour palier les carences de procédures jugées trop lourdes. Le recours aux ordonnances pour accélérer l'entrée en vigueur de futures dispositions fut certes salué mais les mesures destinées à accroître la construction de nouveaux logements peinent toutefois à produire leurs effets. C'est notamment le cas de celles relatives aux recours abusifs qui auraient pourtant permis de débloquer bon nombre de chantiers. Interrogé début décembre par le quotidien La Tribune, François Bertière, président de Bouygues immobilier, précisait à ce sujet que, "tant qu'il n'y aura pas de jurisprudence qui sanctionnera lourdement un tiers pour un recours abusif, le processus de construction ne s'accélérera pas. Concrètement, le choc de simplification annoncé n'a pas encore eu lieu".

Loi Alur : le gouvernement s'est-il trompé de cible ?

La délivrance ne fut pas non plus au rendez-vous lors de la présentation de la loi Alur puisque, à défaut de mettre sur pieds un véritable plan de relance de la construction, le gouvernement (et plus particulièrement sa ministre du logement Cécile Duflot) semblait avant tout vouloir s'attaquer aux propriétaires. Alors que le pays manque cruellement de foncier pour permettre un redémarrage concret de la construction et ainsi combler son déficit de logements, Cécile Duflot a donc préférer mettre en place un encadrement des loyers (destiné à rendre les locations plus accessibles) ou encore un recours aux logements vacants (pour l'heure relativement inefficace). Une désillusion pour des professionnels du bâtiment qui n'ont pourtant eu de cesse de prévenir le gouvernement qu'un rétablissement de l'immobilier passait non seulement par une simplification des procédures de construction mais également par un allègement des normes.

Immobilier : la prise de conscience de François Hollande

La politique du logement mise en place jusqu'ici par le gouvernement entend certes s'attaquer à des problématiques bien réelles (l'accession à un logement, la lutte contre le risque d'impayé de loyer, etc.) mais n'est toutefois pas en mesure de répondre au véritable enjeu pour la croissance de la France que constitue la reprise de la construction. Or, François Hollande semble enfin en avoir pris conscience. Ce jeudi, face à un "choc de simplification" qui tarde à porter ses fruits, le Président fustigeait ainsi les affres d'un Etat "trop lourd, trop lent, trop cher". Afin de rectifier le tir (et puisqu'il n'est jamais trop tard), le Chef de l'Etat souhaite donc désormais donner un nouvel élan à sa politique immobilière en répondant enfin aux attentes des professionnels.

Vos réactions

commentaire(s)

Consulter toutes les actualités

Partagez
cette
page