Immobilier : des prix toujours nettement surévalués

30/01/2014 à 11:48 - Immobilier - Par - Réagir

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Engagée depuis 2012, la baisse des prix de l'immobilier s'est-elle révélée suffisante pour redonner au marché ce semblant de normalité que les candidats à l'achat attendent tant ? Pas encore si l'on en croit la dernière étude du Crédit Agricole qui souligne que, si les prix devraient poursuivre leur correction, ils restent pour l'heure nettement surévalués.

Immobilier : une baisse des prix trop limitée

Si certains misaient sur une baisse conséquente des prix de l'immobilier durant l'année 2013 écoulée, force est de constater que ce ne fut pas le cas. Un mouvement de repli affecte certes les prix depuis maintenant deux ans mais celui-ci reste toutefois relativement contenu, loin du retournement tant espéré par les acquéreurs potentiels. Economiste auprès du Crédit Agricole, Olivier Eluère constate ainsi que "les prix ont pour l'instant peu baissé (-2,1% en 2012 et -2,5% en 2013) et la hausse de 155% cumulée depuis 1998 n'a été que partiellement compensée par la baisse des taux de crédit, l'allongement de la durée des prêts et les hausses de revenu".

Le marché immobilier surévalué de 15%

Selon la dernière note de conjoncture publiée par le Crédit Agricole (étude dont Olivier Eluère est l'auteur), les prix de l'immobilier français seraient encore surévalués de 15%. S'il s'agit là d'une nette amélioration par rapport à la surévaluation de +25% constatée en 2008, on est toutefois en droit de s'interroger sur la lenteur affichée par la baisse des prix. Pour l'économiste, en matière d'immobilier tout est une question de demande. Or, celle-ci "ne s'est repliée que modérément, parce que les facteurs fondamentaux et la baisse des taux de crédit habitat ont joué positivement et ont compensé les facteurs négatifs : chômage élevé, fiscalité durcie, solvabilité dégradée".

La correction va se poursuivre en 2014

Concernant les perspectives pour cette année 2014, l'étude table sur un repli global des prix de l'ancien de l'ordre de -4%. Quant aux logements neufs, ceux-ci devraient afficher des prix relativement stables. Olivier Eluère estime cependant que "l'évolution des taux de crédit habitat sera déterminante pour le marché immobilier en 2014". Or, si ces derniers s'orientent à la hausse (scénario retenu par le Crédit Agricole), "la correction du marché pourrait devenir significative".

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