Immobilier : grosse déprime sur le marché locatif

05/03/2014 à 15:55 - Immobilier - Par - Réagir

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Face à une crise qui se veut persistante, les locataires redoublent de prudence et sont de plus en plus nombreux à repousser un éventuel déménagement. Quant aux candidats à la location ils attendent également des jours meilleurs. Tel est le constat établi par l'observatoire Clameur qui note dans sa dernière étude le net repli enregistré par la mobilité résidentielle au cours de l'année 2013 et sur ce début 2014.

L'immobilier locatif en perte de mobilité

Un tient vaut mieux que deux tu l'auras et dans un contexte d'incertitude économique marqué par la montée du chômage les locataires ont de plus en plus de mal à se défaire de leur logement. Preuve en est la mobilité résidentielle qui, si l'on en croit l'observatoire Clameur s'affiche en retrait sur l'année 2013. Concrètement, après avoir représenté en moyenne 27,7% du parc immobilier locatif depuis 1998 et 27,1% sur l'année 2012, le nombre de locations remises sur le marché ont accusé un repli de quelques 120.000 unités entre 2011 et 2013 pour s'établir à 26,6% à la fin de l'année écoulée.

Un marché freiné par la crise et les initiatives gouvernementales

Pour l'Observatoire, cette situation traduit la morosité d'un marché qui doit "composer avec une demande particulièrement déprimée par la montée du chômage et les incertitudes sur le pouvoir d'achat" mais également avec "des annonces et des décisions publiques qui bouleversent les projets des investisseurs et des propriétaires bailleurs". Une explication reprise par l'économiste Michel Mouillart pour qui "la demande est en panne à cause de la montée du chômage, des incertitudes sur le pouvoir d'achat et des incitations trop molles des pouvoirs publics pour soutenir l'offre". Néanmoins, à en croire ce dernier, le recul de la mobilité résidentielle apporte également son lot de bonnes nouvelles puisque, "dans ce contexte, les loyers ne flambent pas", s'affichant même à la baisse dans bon nombre de grandes villes (-2,8% à Paris par exemple selon les chiffres communiqués par Clameur).

Immobilier locatif : quid de 2014 ?

En mauvaise posture en 2013, le marché immobilier locatif pourrait bien devoir patienter encore quelques mois avant d'enregistrer un hypothétique redressement. Toujours selon Clameur, le début de l'année 2014 a vu les logements remis sur le marché se réduire assez nettement, dépassant péniblement les 23% du parc locatif (23,1% exactement). Reste désormais à savoir s'il ne s'agit là que d'une contraction temporaire comme il y en a souvent durant la période hivernale ou si ce chiffre traduit un malaise plus profond du marché.

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