Immobilier : la baisse des prix s'installe durablement

01/03/2013 à 10:33 - Immobilier - Par - Réagir

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Rendu public ce jeudi 28 février, le dernier indice Notaires-Insee fait état d'une sensible diminution du prix des logements anciens sur le 4ème trimestre 2012. Si les volumes de ventes continuent à se réduire, les prix adoptent désormais une orientation à la baisse qui pourrait bien se poursuivre au cours des mois à venir.

S'ils n'en sont pas encore à pronostiquer, à l'instar du Crédit Foncier, une baisse des prix de l'ordre de 5 à 10% en 2013, les notaires confirment toutefois l'évolution baissière affichée par les prix de l'immobilier ancien. A en croire l'indice Notaires - Insee dévoilé hier, le prix moyen des logements (appartements et maisons confondus) aurait en effet accusé une baisse, certes légère mais bien réelle, de -0,3% sur les trois derniers mois de l'année 2012. Ce repli apparaît sensiblement plus marqué en variation annuelle en s'établissant à -1,7%.

Dans le détail, entre le 3ème et 4ème trimestre 2012, le prix moyen des maisons aurait reculé de -0,5% (-2,1% sur un an). Quant aux prix des appartements, s'ils semblent s'être stabilisés d'un trimestre sur l'autre, ils n'en affichent pas moins un repli de -1,1% sur un an.

Une fois n'est pas coutume, le marché de l'immobilier parisien semble également suivre une tendance similaire. Selon les notaires, en un an, le prix moyen d'un logement parisien aurait ainsi enregistré une légère baisse de l'ordre de 1%. Si ce repli peut paraître minime, il s'est toutefois accéléré fin 2012 en s'affichant à -2% sur le 4ème trimestre (par rapport au trimestre précédent). Le prix du mètre carré parisien s'établit donc désormais à 8270 euros (soit une baisse de 170 euros).

A cette baisse des prix dans la capitale s'ajoute la réduction très nette du nombre de transactions recensées. Au 4ème trimestre 2012, seuls 5930 appartements se seraient ainsi vendus à Paris, soit un recul de -21% par rapport aux chiffres relevés pour la même période en 2011. Sur l'ensemble de la région Ile-de-France, la baisse des ventes s'établit à -12% sur un an (soit 128.310 logements cédés, qu'il s'agisse d'appartements ou de maisons).

Selon les notaires, une telle chute des transactions « ne peut s'expliquer par un désintérêt des ménages pour le logement ». Si l'attentisme des acquéreurs potentiels, hésitant en période de crise à souscrire un emprunt sur le long terme, apparaît certes bien réel, il s'explique aussi et surtout par le durcissement des conditions d'octroi de prêts immobiliers et la multiplication des refus de financement. A cela s'ajoute également « le durcissement de la fiscalité, et entre autres, le nouveau régime de plus-values [qui] ont des effets dissuasifs sur les investisseurs ».

De l'avis des notaires, la conjonction de l'ensemble de ces facteurs devraient venir peser sur les prix et « laissent prévoir que cette tendance baissière va se poursuivre dans les prochains mois dans la capitale ».

Vos réactions

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4 9

Par Marie -

La baisse des prix s'est fait attendre mais cette fois elle est bien là. Le marché repartira quand les prix seront revenus au niveau de 2008/2009. Ceci sortira également le pays du marasme

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Par Papazian -

Et pour une fois le marché parisien est lui aussi concerné par la baisse des prix. Peut être un retour à des prix plus réalistes...

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Par mlou1 -

Le prix du mètre carré parisien s'établit donc désormais à 8270 Euros (baisse de 2%...) il n'y a qu'à attendre que l'on s'approche des prix allemands: BERLIN ouest 2428¤/m² avec des habitations de bien meilleure qualité...
Perso je ne suis pas pressé...j'ai vendu et je vis dans un Camping Car...Dans le neuf hors de la Capitale c'est 1300¤/m²...et les Pros de l'immobilier allemands sont heureux...ils ont autant (plutôt ) de Mercedes, BM, AUDI et Porsche que dans les autres corporations...

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Par fraisse -

les frais notarier on t'il baissee il sont a combien

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Par Dédé73 -

La baisse va continuer, car le nombre de transactions va continuer à baisser. En effet, les banques vont demander des apports personnels de plus en plus importants, car craignant la baisse des prix de vente et l'envolée du chômage, elles ne veulent pas courir le risque de se retrouver en "negative equity" à savoir que le capital restant du par l'emprunteur soit supérieur au prix de vente du logement.
Ce sont de mauvaises raisons, mais au moins, il y aura un apurement durable du marché et un changement des mentalités; un bien immobilier ne doit pas être une garantie absolue de plus value à + 10 % par an.

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Par berthe13 -

Réponse à Marie

Pourquoi dites-vous que le marché repartira quand les prix seront revenus au niveau de 2008/2009 étant donné que c'est dans ces années qu'ils étaient les plus hauts, nettement plus qu'aujourd'hui ? Dans un des articles diagnostic-expertise paru en 2012, il était dit que les prix de l'immobilier en France étaient surévalué de 25 %. Il est certain que l'immobilier ne pourra repartir que lorsque les prix seront redevenus réalistes par rapport aux salaires. Le marasme du pays n'est pas seulement dû à l'immobilier bien sûr, c'est bien plus grave que cela puisque la crise est mondiale !

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Par rentier -

des titres toujours péremptoires pour rester accrocheur!

La baisse évoquée est de l'ordre de 0,3%, 0,5%, 1%, voire 2% maxi à Paris sur le 4° trimestre !
Avec cette baisse là, vous aurez péniblement 1m2 de plus...
Non, la seule chose qui baisse vraiment, c'est le volume des transactions.
Et d'autre part, le mouvement minime observé n'est que le constat isolé du dernier trimestre. Il serait donc plus juste de dire "les prix semblent s'orienter à la baisse, dans un volume qui s'effondre", que "la baisse des prix s'installe durablement", ce qui est tout à fait excessif et prématuré.

Le volume qui dégringole, on veut bien croire que c'est durable, vu la fiscalité ambiante qui ne va pas s'arranger : seules les acquéreurs de résidence principale ne sont guère concernés, plus personne ne se risque à acquérir une résidence secondaire, et les investisseurs du parc locatif privé se retirent d'un marché où il faut attendre 30 ans pour retrouver ses billes...

Quand à ceux qui espèrent les prix de 2008/2009, ils ne sont pas près de trouver. Le marché reflète une économie de plus en plus mondialisée, et le marché national n'y échappe pas. La France n'est comparativement pas si chère, seuls les revenus et les accords de crédit ne sont pas à la hauteur.
Les incantations à la baisse ne servent à rien.

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Par berthe13 -

Réponse à rentier

Votre analyse est basée sur la ville de Paris qui est une ville totalement à part du fait qu'il y a un manque de biens et que Paris attire les étrangers et notamment les grandes fortunes Chinoises, Qataris, Russes, Indiennes qui achètent les beaux hôtels particuliers. En dehors de cela, il y a la province et les biens courants ce qui nécessite une analyse différente.
L'économie est certes mondialisée mais la crise aussi et dire que la France n'est pas si chère ce n'est pas ce qui a été dit sur ce site en 2012, soit que les prix pratiqués en France sont au-dessus de ceux des autres pays européens. Sinon comment expliquer que les ventes ne se font pas alors que les taux des prêts n'ont jamais étés aussi bas ? Bien sûr que les revenus n'ont pas suivi les prix depuis l'euro et que les banques ont peur de prêter dans une économie aussi instable de par la crise, ce que dit Dédé73 est juste : "en accordant des prêts elles risquent de ne pas récupérer le capital prêté si l'emprunteur ne rembourse plus puisque les prix de vente sont à la baisse donc en cas de saisie il serait en dessous du prix d'achat".

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Par rentier -

réponse à Berthe
Non, mon analyse n'est pas basée sur Paris.
Elle n'est que la lecture de l'article proposé, dont les chiffres ne correspondent pas au titre. Et je vis à Marseille.
Les affirmations de ce site sont souvent fantaisistes, et rien ne permet d'affirmer que les prix français sont supérieurs à l'étranger : essayez d'acheter en Grande Bretagne, pourquoi croyez-vous que les retraités anglais achètent en France?
"25% au dessus de la normale" dites-vous. C'est quoi la normale? Ca ne veut rien dire. chacun voit midi à sa porte, mais les faits sont têtus.
Cet article, encore une fois, tente de manipuler vendeurs et acheteurs avec de fausses nouvelles. Normal, un placier en crédit, comme un agent immobilier, souhaite que vendeurs et acheteurs bougent, pour continuer à vivre. Mais les placements de très long terme (30 ans) bougent peu, quand l'incertitude économique et fiscale menacent tout le monde. Les objets d'art ont flambé ces dix dernières années, mais ils se vendent : comment l'expliquez vous?

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