Immobilier et justice : est-ce la fin pour le site Entreparticuliers.com ?

06/07/2009 à 12:28 - Immobilier - Par - Réagir

Immobilier : la fin pour Entreparticuliers.com ?
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En attendant la publication de son chiffre d'affaires pour le 1er semestre 2009 prévue le 23 juillet prochain, le site d'annonces immobilières Entreparticuliers.com défraie une nouvelle fois la chronique en tombant sous le coup de la justice.

« Le comportement de cette société est totalement inadmissible dans le cadre de la protection du consommateur ». Voilà comment la présidente de la 15ème chambre correctionnelle de Nanterre a qualifié jeudi dernier les pratiques du site internet d'annonces immobilières Entreparticuliers.com. Face aux accusations de publicité mensongère et pratiques commerciales trompeuses, le site est donc reconnu coupable et devra s'acquitter de 150.000 euros d'amende ainsi que d'un total de 36.865 euros à titre de dommages et intérêts. Les peines de 3 mois de prison avec sursis et 15.000 euros d'amende ont également été prononcées à l'encontre de son fondateur et actuel dirigeant, Stéphane Romanyszyn.

Entreparticuliers.com paie donc ici l'addition d'une succession de négligences et malversations qui, depuis le début 2008, ont porté le site d'annonces sur le devant de la scène médiatique. Celui qui se définissait à tort comme le leader des sites d'annonces immobilières tombe aujourd'hui de haut, la faute peut être à un excès de prétention. Si Stéphane Romanyszyn déclarait le 29 avril 2008 « je pense que notre croissance fait peur à nos concurrents », il ne semble plus désormais être en mesure d'effrayer ses concurrents.

Seuls certains particuliers ayant fait appel aux services de son site peuvent encore légitimement se montrer soucieux. Ce fut notamment le cas pour 104 d'entre eux qui n'ont pas hésité, il y a un an, à assigner Entre particuliers en justice pour fraude et conditions de vente « opaques ». A charge pour la DGCCRF (Direction générale de la consommation, concurrence et répression des fraudes) et le tribunal de Nanterre de faire la lumière sur une pratique jugée révoltante tant par les clients du site que par l'ensemble des acteurs de la profession. Les particuliers souhaitant déposer leur annonce immobilière sur le site n'étaient en effet prévenus du caractère payant de la démarche (95 euros pour 3 mois) qu'après avoir communiqué une flopée de données personnelles. Sur le plan tarifaire, l'association de consommateurs UFC-Que Choisir ajoutait dans une lettre parue ce vendredi 3 juillet : « le site proposait aussi l'ajout de photos sans préciser le prix de l'option. Celui-ci n'était formulé qu'au téléphone, si rapidement que le client n'avait pas le temps de réaliser que, de 95 euros pour 3 mois, le tarif passait à 145 euros... par mois, sans limite de temps ».

Sous pression, le patron d'Entre particulier n'a pas hésité à présenter son « indicateur de satisfaction à 75%-80% » comme un élément de défense des plus précaires (un indice jugé par l'ensemble des observateurs de l'immobilier comme des plus fantaisistes) avant de se faire rappeler par la cour qu'il était au sein d'un tribunal et non devant « des investisseurs ».

Si Stéphane Romanyszyn qualifiait d' « astucieux » le système de vente mis en place, le tribunal de Nanterre l'a quant à lui jugé délictueux en rendant un verdict plus lourd que prévu. Le site d'annonces incriminé a d'ores et déjà communiqué son intention de faire appel, nul doute toutefois que les répercussions de cette affaire devraient s'avérer désastreuses en termes de notoriété et d'images de respectabilité.

A l'entame du procès, la présidente du tribunal tenait à préciser que « ce n'est pas la première fois qu'Entre particulier se retrouve devant la justice ». Dès avril 2008, le site d'annonces immobilières se loger faisait ainsi appel à la justice, accusant Entre particulier de reprendre ses annonces d'immobilier neuf. Dans le même temps, le site était condamné à verser quelques 30.000 euros de dommages et intérêts pour s'être faussement présenté comme le numéro un de l'annonce immobilière sur internet. Enfin, toujours en 2008, une faille des plus inquiétantes avait été découverte dans son système de sécurité. A ce sujet, Stéphane Romanyszyn a longtemps nié l'évidence et l'existence même d'une telle faille (une attitude pouvant paraître récurrente chez celui qui s'évertuait à ne pas voir le retournement du marché alors que même la FNAIM reconnaissait la crise). Pourtant, durant plusieurs jours, les données chiffrées des clients d'entre particuliers (numéro de carte bancaire, date de validité, etc.) se sont retrouvées en libre consultation sur le site. Menée par le tribunal de Nanterre, cette affaire est toujours en cours et doit déterminer s'il s'agit d'une simple erreur accidentelle ou d'une malversation volontaire.

Vos réactions

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2 1

Par BLUNIER -

je me retrouve comme victime d'après les termes de cet article ; que puis je faire ?
je pensais payer 165 euros une fois pour toute pour l'annonce, je ne retrouve les termes 165 E/ mois uniquement dans l'espace client/facturation

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