Immobilier : la FNAIM montre les dents pour défendre ses adhérents

14/10/2008 à 00:00 - Immobilier - Par - Réagir

Immobilier : la FNAIM s'indigne
Suite à un rapport du CAE montrant les agents immobiliers comme étant des vecteurs de la hausse outrancière des prix de l'immobilier ces dernières années, la FNAIM n'hésite pas à réagir.

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« Les agents immobiliers sont cause de l'inflation des prix » qu'a connu l'immobilier ces dernières années. Voilà l'allégation évoquée par le Conseil d'Analyse Economique (le CAE collabore avec le Premier ministre afin « d'éclairer, par la confrontation des points de vue et des analyses, les choix du gouvernement en matière économique ». Après les multiples reproches qui lui ont été faits, la Fédération nationale des agents immobiliers (FNAIM) ne pouvait décemment pas laisser cette accusation lettre morte. Elle s'est donc empressée de faire paraître un communiqué de presse au titre explicite de « la FNAIM désavoue le conseil d'analyse économique ».

Qualifiant de « diagnostic à l'emporte pièce » le rapport du CAE concernant l'évolution des prix de l'immobilier, la FNAIM assied sa défense sur deux points qui ont, selon elle, « échappé aux grands économistes auteurs de ces deux rapports » (le rapport Attali pour la « libération de la croissance française» étant également évoqué) :

  • La loi Hoquet de 1970 doit assurer la transparence des activités de chaque agent immobilier en imposant à ces derniers, rappelle la FNAIM, « de stipuler dans le mandat de vente le montant de la commission d'agence et son imputation, au vendeur ou à l'acquéreur ».
  • D'après la fédération, mettre en relation les commissions d'agences et la hausse du prix d'un bien immobilier relève littéralement de l' « hérésie économique ». « En effet, le prix de vente d'un appartement ou d'une maison est toujours fixé en référence à ce que l'acquéreur est en mesure de payer et à ce que le propriétaire vendeur est prêt à consentir. C'est dire que la commission ne peut, en aucun cas, enchérir la valeur du bien lui-même », précise-t-elle.

Mais si la fédération prône la dissociation entre commission et accroissement des prix, l'acheteur lui ne verra peut être pas la chose du même oeil. Lors d'une transaction, la commission encaissée par une agence immobilière correspond à un certain pourcentage du prix du logement (de l'ordre de 5%). Il devient alors difficile pour l'acquéreur de ne pas la considérer comme l'un des paramètres de l'équation aboutissant à l'augmentation de valeur du bien.

Ses adhérents mis en cause, la FNAIM semble enfin jouer pleinement son rôle d'entité protectrice en dispensant quelques répliques teintées d'ironie : « tous les observateurs avisés, et il doit s'en trouver tant au conseil d'analyse économique que dans la commission Attali, savent que les transactions de gré à gré se font en moyenne à un niveau de prix plus élevé que lorsqu'intervient un intermédiaire ». Si les professionnels de l'immobilier ont pu, il y a quelques temps, se sentir oubliés par leur fédération, il semblerait désormais que l'opération rachat soit bel et bien enclenchée.

Vos réactions

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2 1

Par marc -

Effectivement, tous nos chers spécialistes de l'immobilier, nous ont basé sur une stabilisation continuelle, ou une légère hausse des prix... Cependant, il est bon de constater qu'il n'en etait rien. Ceux-ci, cherchent naturellement à limiter l'ampleur de la déroute immobilière que nous sommes sur le point de cohabiter, qui par ailleurs à déjà préludé... En effet, ne voyons nous pas des biens sur le marché qui ne se vendent pas ??? Des offres de plus en plus nombreuses ? Qui ne trouvent pas d'acquéreurs (même à des tarifs inférieurs) ???
D'ailleurs, ces « conseillers » de l'immobilier (experts, agents, syndicats, fédérations...), tentaient inexorablement d'inverser l'évolution du marché qui est très perceptiblement baissière, par de fausses analyses (stats sur 12 mois glissants (rappel ainsi l'effet baissier se note nettement moins), par villes génériques, par nature de transactions, ou bien encore par taux BCE de 4%...).
Pour conclure, ceux-là inversement analyse suivant leurs écoinçons de vue, bien naturel puisque c'est leur gagne pain... (Leurs salaires ce sont leurs % de leurs ventes qui s'envolent)

il est temps aux possesseurs de vendre le plus vite, et aux acquéreurs d'attendre...

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