Immobilier : la nouvelle Garantie des Risques Locatifs (GRL) déjà sous le feu des critiques

20/01/2010 à 10:33 - Immobilier - Par - Réagir

Immobilier : la GRL aurait-elle oublié les locataires ?
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Engagé fin 2009, le changement de peau de la Garantie des risques locatifs (GRL) fait d'ores et déjà l'objet de vives critiques, notamment de la part de l'Union nationale de la propriété immobilière (UNPI) qui la juge « structurellement inadaptée ».

Parus au Journal Officiel le 26 décembre dernier, trois décrets ont permis à la GRL d'aborder l'année 2010 sous un nouveau visage. Destinée à protéger le propriétaire bailleur face au risque grandissant de loyers impayés, la nouvelle formule de cette assurance devrait permettre d'élargir l'accession aux logements pour les ménages les plus modestes (voir toutes les modifications appliquées à la GRL version 2010).

Par voie de communiqué, le président de l'UNPI, Jean Perrin a donc vivement critiqué, ce mardi 19 janvier, cette modification de la Garantie des risques locatifs qui s'appuie, selon lui sur un « système biaisé ». Outre le fait que la nouvelle GRL ne réduira pas le temps de vacance d'un bien immobilier en location, Jean Perrin estime que cette assurance locative repose désormais sur un système de financement défaillant. « Les pouvoirs publics ont fait le choix d'un système de financement assuré par les primes d'assurance versées par les bailleurs et par un système de compensation financé par le 1 % et l'Etat. Il y a donc un grand absent : c'est le locataire. Pourtant, c'est lui qui bénéficie de la garantie », observe-t-il.

Si l'UNPI ne remet évidemment pas en cause le principe même de la GRL, l'association n'hésite toutefois pas à fustiger une version 2010 qui fait l'apologie, selon elle, de « l'assistanat et de la démission ». « Il est tout à fait anormal de faire supporter l'essentiel du financement de la GRL par le bailleur, alors que c'est le locataire qui est assuré et qui va bénéficier du contrat. Quand un emprunteur sollicite un crédit immobilier, est-ce le banquier qui paie la prime d'assurance ? Non, c'est l'emprunteur car c'est lui qui assure le risque de sa défaillance », souligne le communiqué.

De l'avis de Jean Perrin, la Garantie des risques locatifs « ne pourra pas survivre en l'état » et « ne peut qu'exploser en vol ». En cette période de crise, était-il alors véritablement nécessaire « de créer de nouveaux mécanismes qui alourdissent la dépense publique ? » S'interroge l'UNPI.

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