Immobilier : la loi Alur sous le feu des critiques

26/08/2015 à 13:12 - Immobilier - Par - Réagir

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Plus d'un an après son adoption définitive, la loi Alur sur le logement continue d'alimenter les débats et de faire l'objet de vives critiques quant à son impact réel sur le marché immobilier.

La loi Alur aurait bloqué le marché immobilier

Validée par les parlementaires en mars 2014, la loi Alur (loi pour l'accès au logement et un urbanisme rénové) poursuit son entrée progressive en vigueur. Si certains décrets d'application sont encore en attente de publication, des mesures phares du texte sont d'ores et déjà effectifs. C'est notamment le cas de l'encadrement des loyers parisiens, entré en vigueur le 1er août dernier. Cette mise en route en plusieurs temps n'empêche toutefois pas les critiques de continuer à pleuvoir sur la loi Alur. Le 16 août dernier, dans une interview accordée à L'Opinion, Laurent Vimont pointait du doigt l'influence néfaste de la loi sur le marché de l'immobilier ancien. « Ça a ralenti les ventes et ça en a cassé certaines. Au-delà, c'est la confiance des acteurs, notion clé sur le marché du logement, qui a été mise à mal », regrettait ainsi le président du réseau Century 21. Celui-ci met notamment en cause le nombre toujours plus important de documents (des centaines de pages selon lui) que les vendeurs doivent désormais fournir à l'acheteur potentiel et ce, dès la promesse de vente. Une accumulation de documents qui devait initialement renforcer la protection des candidats à l'achat mais qui n'aurait finalement réussi qu'à tendre encore un peu plus « les relations entre les notaires, les syndics et les agences ».

Logement : la loi Alur doit-elle être abrogée ?

L'agent immobilier n'est d'ailleurs pas le seul à s'en être pris récemment à la loi Alur. Interrogée par Ouest-France, Nathalie Kosciusko-Morizet a ainsi estimé que la loi portée par Cécile Duflot se révélait être « remplie de dispositions idéologiques et a provoqué une terrible crise de confiance ». L'ancien ministre considère qu'il sera impératif d'abroger ce vaste texte à plus ou moins court terme. Concernant les difficultés rencontrées actuellement par le secteur du logement, NKM y va de sa proposition, à savoir céder une part des logements HLM à leurs occupants respectifs. « Vendre 1 % des logements sociaux rapporterait deux milliards, que ces organismes pourraient réinvestir dans la construction et la rénovation. Cela créerait aussi de l'emploi », précise-t-elle.

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