L'immobilier corse réservé aux corses : les français sont contre

12/08/2013 à 12:18 - Immobilier - Par - Réagir

Immobilier : les français contre l'exception corse
L'immobilier corse réservé aux corses : les français sont contre

Partager l'actualité Commenter l'actualité Commenter l'actualité

Suivre toute l'actualité immobilière.

L'idée défendue la semaine dernière par Paul Giacobbi de réserver l'immobilier corse aux seuls habitants de l'île n'en finit pas d'alimenter les débats. Devant le caractère on ne peut plus provocateur de cette proposition, un sondage Ifop a souhaiter connaître l'opinion des français sur la question.

« Personnellement, êtes-vous favorable ou opposé à ce qu'en Corse l'achat de terrains ou de logements soit réservé aux personnes y résidant depuis au moins cinq ans ou ayant un lien ou une attache familiale dans l'île ? » Telle est la question à laquelle ont dû répondre 901 personnes dans le cadre d'un sondage Ifop pour le compte du JDD (Journal du Dimanche). Une question qui peut paraître étonnante mais qui n'en est pas moins ancrée dans l'actualité.

Jeudi 8 août, Paul Giacobbi défrayait la chronique en soutenant une proposition visant à instaurer une exception immobilière corse. Le président de la collectivité territoriale de Corse, également député PRG (parti des radicaux de gauche) de Haute-Corse entend en effet faire profiter les corses d'un statut bien particulier en matière d'acquisition immobilière. Afin d'endiguer une spéculation immobilière qui, selon lui, constitue la cause principale de l'envolée des prix, Paul Giacobbi souhaite ainsi réserver l'achat d'un logement ou d'un terrain aux seuls résidents corses ou à ceux qui entretiendraient des liens familiaux avec des habitants de l'Ile de Beauté.

Si l'idée n'est pas nouvelle (les nationalistes l'ayant déjà évoquée en 2010), elle ne semble toujours pas trouver grâce aux yeux des français. Parmi le panel représentatif sondé, 53 % se déclarent en effet opposés à une telle proposition alors que seuls 36 % semblent y être favorables (11 % de sans opinion).

Outre une difficulté extrême de mise en place (modification de la Constitution, aménagement du droit européen, etc.), l'exception immobilière corse pourrait donc, si elle devait voir le jour, se heurter également à un refus notable de l'opinion publique.

Vos réactions

commentaire(s)

Consulter toutes les actualités

Partagez
cette
page