Immobilier : les syndics répondent aux accusations

26/05/2014 à 10:37 - Immobilier - Par - Réagir

Immobilier : les syndics répondent aux accusations
Immobilier : les syndics répondent aux accusations

Partager l'actualité Commenter l'actualité Commenter l'actualité

Suivre toute l'actualité immobilière.

Pour qu'un débat soit fructueux, toute personne mise en cause se doit de disposer d'un droit de réponse. Face aux récentes accusations dont ils ont fait l'objet, les syndics de copropriété entendent bien profiter de cette opportunité. Si la semaine dernière une enquête de l'UFC-Que Choisir (en collaboration avec l'ARC) pointait du doigt certaines pratiques abusives des syndics, ceux-ci organisent donc leur riposte en publiant une tribune commune.

Les abus des syndics de copropriété

Si l'on en croit l'UFC-Que Choisir qui, avec l'aide de l'ARC (l'association des responsables de copropriété) a passé en revue les principaux contrats de syndics de copropriété, ces derniers seraient encore émaillés de certaines pratiques plus ou moins "douteuses" Listant en moyenne pas moins de 17 clauses abusives voire illicites par contrat, l'association de défense des consommateurs met notamment en lumière la facturation obscure de certaines prestations dont la gratuité devrait pourtant être la règle (la transmission des résultats d'un DPE par exemple).

Les syndics dénoncent des accusations mensongères

Si les syndics de copropriété sont donc une nouvelle fois montrés du doigt, ils n'entendent toutefois pas laisser passer l'affront. Dans une tribune commune publiée en fin de semaine dernière, ceux-ci se disent ainsi victimes "d'une cabale et d'une stigmatisation" organisées de toutes pièces par l'ARC. Mettant en cause l'association des responsables de copropriété qu'ils ne considèrent pas comme une association de consommateurs agrée, les syndics ne comptent pas se "laisser entraîner à répondre à des assertions aussi grossières que mensongères", préférant laisser aux copropriétaires le soin d'apprécier eux-mêmes la qualité et le bien-fondé des contrats proposés.

Les copropriétaires pris à témoins

Néanmoins, les syndics souhaitent profiter pleinement de leur droit de réponse pour préciser que "le montant des travaux, qui sont votés par les assemblées générales, tient compte de la nature de la prestation apportée, qui, dans certains cas, intègre des prestations techniques complémentaires aux prestations administratives et financières". Pour Jean-François Buet (président de la Fnaim), Etienne Ginot (président de l'Unis) et François Davy (président de Plurience), "c'est faire injure aux copropriétaires que de laisser entendre qu'ils seraient abusés par des facturations inadaptées".

Concernant la hausse éventuelle de leurs honoraires (de 20 à 29% selon l'UFC) générée par la mise en place de comptes bancaires séparés pour chaque copropriété dont ils ont la charge, les syndics déclarent être "dans l'attente des directives gouvernementales".

Vos réactions

commentaire(s)

Consulter toutes les actualités

Partagez
cette
page