Immobilier : Paris préfère la beauté à la performance énergétique

16/02/2015 à 12:24 - Immobilier - Par - Réagir

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Si l'on en croit une étude menée par l'Adil 75, les copropriétaires parisiens privilégient l'apparence de leur logement au détriment de sa performance énergétique.

Entre aspect visuel et économies d'énergie, les copropriétaires ont choisi

Lorsque l'on réalise de coûteux travaux, mieux vaut que cela se voit. C'est sans doute ce que se disent bon nombre de copropriétaires parisiens. Une attitude mise en lumière par l'Adil 75 à l'occasion d'une vaste étude menée en 2014 dans la capitale auprès de 500 copropriétaires. Ces derniers se montrant particulièrement soucieux de l'image que revoie leur immeuble, l'agence départementale d'information au logement constate que « les travaux envisagés sont tout d'abord les plus visibles ». Si 93% des sondés considèrent la réalisation de travaux comme indispensable, cette volonté d'embellissement aurait de quoi être taxée de vanité par certains. Néanmoins, il convient de souligner qu'opter pour un ravalement de façade, la rénovation d'une toiture ou encore l'aménagement d'une cage d'escalier (les travaux les plus sollicités selon l'étude) relève également d'un choix économique. En effet, en mettant l'accent sur l'apparence de leur bien immobilier, les copropriétaires entendent ainsi maximiser leurs chances d'obtenir un bon prix de leur logement en cas d'une éventuelle revente.

La performance énergétique ne séduit pas

Néanmoins, les résultats communiqués par l'Adil ont de quoi décevoir le gouvernement. Alors que celui-ci a fait de la rénovation énergétique du parc immobilier l'une de ses priorités, force est de constater que les travaux s'inscrivant dans cette optique sont relégués au second plan. L'agence ne cache pas son inquiétude en soulignant « que 90 % des copropriétaires interrogés ne sont pas mobilisés pour effectuer des travaux d'économies d'énergie, pourtant encouragés par les pouvoirs publics ». Pour expliquer ce désintérêt, l'étude met certes en avant le coût relativement de tels travaux mais pointe également du doigt le manque cruel d'informations dont disposent les propriétaires en matière d'aides financières. L'Adil prend ainsi l'exemple de l'éco-prêt à taux zéro qui affiche un bilan 2014 des plus décevants. L'année dernière à Paris, seulement 38 de ces crédits dédiés au financement de travaux auraient ainsi été distribués.

Travaux de rénovation : ce que propose l'Adil

Pour endiguer la désaffection des propriétaires à l'égard de la rénovation énergétique, l'Adil propose donc l'application d'une TVA à 5,5% ainsi que la création d'un nouveau crédit immobilier incitatif. Au côté de ces mesures concrètes, renforcer l'information des copropriétaires (notamment sur les subventions accordées par l'Anah) apparaît en outre comme une étape nécessaire.

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