Immobilier : pour les vendeurs les temps sont durs

06/10/2014 à 14:30 - Immobilier - Par - Réagir

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Entre des taux de crédit immobilier au plus bas et des vendeurs qui consentent enfin à revoir leurs prétentions à la baisse, toutes les conditions semblent réunies pour inciter les candidats à l'achat à revenir sur le marché. Et pourtant, si l'on en croit une récente étude, le volume de transactions s'est nettement replié au cours du mois de septembre et plus particulièrement au sein de la capitale où les délais de vente ont bondi de façon significative.

Les ventes chutent malgré l'attractivité des taux

Si, en ces temps d'incertitudes économiques, la patience est une qualité dont doivent savoir faire preuve tout vendeur d'un bien immobilier, ces derniers semblent aujourd'hui devoir être mis à l'épreuve. Alors que les taux de prêt immobilier battent des records d'attractivité et que, selon Century 21, « le prix moyen au m² continue de reculer en France, baissant de -1,5 % entre le 3ème trimestre 2013 et le 3ème trimestre 2014 pour atteindre 2.438 euros par mètres carrés », les biens immobiliers mis en vente éprouveraient en effet bien des difficultés à trouver preneur. Le nombre de ventes recensées à l'échelle nationale sur un an accuserait ainsi un repli de l'ordre de 6%. Dans le détail, le volume de transactions d'appartements sur le troisième trimestre 2014 enregistre un recul notable de -8,4% par rapport à la même période un an plus tôt. Le mouvement baissier affectant les ventes de maisons s'avère pour sa part plus contenu (-3%).

Acheteurs absents, les délais de vente s'envolent

En pratique, le délai de vente moyen observé sur l'ensemble du territoire s'établit désormais à 96 jours pour un appartement (11 jours de plus qu'il y a un an) et à 92 jours pour une maison. Cet allongement des durées de vente apparaît extrêmement marqué à Paris où un propriétaire doit aujourd'hui patienter 80 jours pour conclure la cession de son bien (contre 65 jours en 2013).

Alors que le gouvernement vient de prendre diverses dispositions pour relancer un marché immobilier à la peine (réforme du PTZ notamment), les acheteurs n'ont donc pas joué leur rôle au cours d'une période pourtant traditionnellement propice à la finalisation de projets. Et il ne faut pas compter sur des investisseurs qui seront peut-être tentés d'ici peu par le nouveau dispositif de défiscalisation Pinel mais qui pour l'heure semblent avoir tout bonnement déserté le marché (leur part au sein des acheteurs chutant de 9%).

La loi Alur pointée du doigt

Pour le réseau d'agences immobilières à qui l'on doit cette étude, la faute n'en reviendrait ni à des vendeurs trop exigeants, ni à des acheteurs trop attentistes, mais plutôt à une loi Alur trop contraignante. Ce texte législatif imposant désormais l'adjonction d'un nombre de documents toujours plus conséquent à une promesse de vente, « cette nouvelle exigence retarde les ventes d'appartement quand elle ne les casse pas, pesant ainsi lourdement sur la santé du secteur ». Pour Century 21, il n'y aurait donc pas de doute, « la loi Alur a plombé le marché des appartements » !

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