Immobilier : un marché à deux vitesses

02/07/2014 à 17:14 - Immobilier - Par - Réagir

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D'une manière générale, le premier semestre 2014 a vu les prix de l'immobilier ancien sensiblement reculer alors que le nombre de transactions semble pour sa part être reparti à la hausse. Tout pourrait donc aller pour le mieux dans le meilleur des mondes si cette tendance globale n'occultait certaines disparités d'importance.

Immobilier : une bonne santé de façade ?

Alors que la première moitié de l'année vient de s'achever, l'heure est venue pour les professionnels de l'immobilier de dresser le bilan de six mois d'activité en 2014. Publiée ce mardi 1er juillet, la note de conjoncture émanant du réseau Laforêt fait non seulement état d'une baisse des prix de l'immobilier ancien (-2,5% sur l'ensemble de la France pour ce 1er semestre) mais également d'un volume de transactions (recensées par le réseau) en progression de 1%. A première vue le marché serait donc engagé dans une dynamique positive et pourtant, à y regarder de plus près l'affaire semble loin d'être entendue.

Prix, transactions, le fossé se creuse entre province et capitale

En effet, si l'on en croit Elix Rizkallah, "il y a une fracture immobilière qui est flagrante, un marché à deux vitesses". Concrètement, le président du réseau d'agences explique qu'"en dehors des grandes agglomérations qui maintiennent le rythme, le marché en province souffre, car les conditions de vie s'y sont détériorées du fait de la crise économique, du chômage, du déficit structurel de logements". Une dichotomie que viennent illustrer les chiffres communiqués ce mardi. Sur le front du nombre de transactions, si un net rebond peut effectivement être observé au sein de la capitale et sa région (+7% à Paris, +4% en Ile-de-France), ce n'est toutefois pas le cas en province où les ventes ont enregistré un repli de -2% au cours de ce semestre. Quant aux prix, les logements anciens accusent à ce sujet un repli de -3,3% en province mais ne cèdent que -0,4% à Paris (pour s'établir à 8.083 euros le mètre carré).

Des mesures gouvernementales jugées insuffisantes

Outre un bilan de cette première moitié de l'année, Elix Rizkallah a également commenté une actualité immobilière particulièrement riche. Alors que le dispositif de défiscalisation Duflot sera d'ici peu soumis à certains ajustements, l'agent immobilier estime toutefois que "les investisseurs seront les gros perdants en 2014". Quant à la réforme programmée du prêt à taux zéro, si celle-ci va dans le bon sens elle s'avérera bien trop restreinte pour impacter notablement le marché. "Nous en tirerons profit mais cela ne sera pas suffisant, le gouvernement ne va pas tarder à s'en rendre compte", souligne-t-il ainsi.

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