Immobilier : un parfum de scandale plane sur les syndics

17/04/2014 à 11:02 - Immobilier - Par - Réagir

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Les tarifs des syndics de copropriété vont-ils abusivement exploser sous l'effet des dispositions prévues par la loi Alur ? Si les associations évoquent ici un scandale à venir, les professionnels de l'immobilier ne voient dans ces allégations qu'une simple rumeurs infondée.

Syndic : vers une envolée des tarifs ?

Ce mardi 15 avril, l'Association des responsables de copropriété (ARC) allumait la mèche en annonçant une imminente envolée des tarifs des syndics. Il n'en fallait pas plus pour que l'information se répande comme une traînée de poudre et alimente l'inquiétude des copropriétaires. Une inquiétude des plus légitimes puisque si l'on en croit le communiqué publié par l'ARC, "les syndics sont en train - suite à une entente généralisée - de vouloir imposer des augmentations de leurs honoraires de gestion courante de 20%".

La loi Alur comme bouc émissaire

Concrètement, l'association déclare que les syndics pourraient profiter de l'instauration de diverses mesures de la loi Alur (dont notamment l'obligation de disposer d'un compte bancaire séparé pour chaque copropriété gérée) pour gonfler abusivement leurs tarifs. Or, "la plupart de ces nouvelles obligations ne seront applicables que dans 1, 2 voire 3 ans", note l'ARC qui appelle les copropriétaires à se mobiliser et à rejeter toute hausse de tarif excédant les 5%.

Les professionnels de l'immobilier organisent leur défense

Du côté des professionnels de l'immobilier, la Fnaim a tenu à rappeler dans un communiqué publié le lendemain qu'il "n'est pas dans le pouvoir des syndics d'augmenter unilatéralement leurs honoraires", ceux-ci devant être validés contractuellement et "soumis au vote des copropriétaires en assemblée générale". Quant à Rachid Laaraj, directeur général de Syneval, s'il admet volontiers que l'obligation de disposer d'un compte bancaire propre à chaque copropriété de plus de 15 lots fera évidemment gonfler la note, il souligne toutefois que les allégations de l'ARC relèvent "plus de la supposition que de l'analyse de fond".

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