L'été responsable de la hausse des taux de crédit immobilier ?

01/08/2013 à 11:49 - Crédit immobilier - Par - Réagir

L'été responsable de la hausse des taux de crédit ?
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Le retour tant redouté de la hausse des taux occupant désormais le devant de la scène, les candidats à l'emprunt assisteront-ils d'ici peu à la fin des conditions très avantageuses dont ils ont pu profiter jusqu'à présent ? Livrant ses prévisions en matière de taux de crédit immobilier, le courtier en ligne Emprunts atteste bel et bien de leur progression mais ne semble pas s'en inquiéter outre-mesure.

La hausse qu'enregistre actuellement les taux de prêt immobilier tient-elle plus du concours de circonstances que de la réelle tendance de fond ? C'est en tout cas ce que l'on peut supposer à la lecture de la dernière publication du courtier. Portant son regard sur l'évolution affichée par les taux de crédit, ce dernier note que « les banques ont dans un mouvement quasi-général remonter leurs barèmes dans le courant du mois de juillet » (entre +0,10% et +0,15% en fonction des durées). La progression des taux ne fait donc plus l'ombre d'un doute et, selon le courtier, le particulier souhaitant souscrire un crédit immobilier sur 15 ans peut aujourd'hui le faire au taux moyen de 3,10% (contre 2,95% au début du mois de juin). Concernant un emprunt sur 20 ans, le taux moyen pratiqué par les établissements bancaires s'établit quant à lui à 3,45%.

Si les candidats, tout particulièrement ceux disposant des meilleurs dossiers, pouvaient jusqu'alors compter sur la générosité des banques afin de profiter de larges décotes, il semblerait que ce ne soit désormais plus véritablement le cas. « Il y a deux mois, il existait une grosse différence entre les barèmes affichés et ce que nous obtenions en réalité pour la majorité des dossiers, il n'était pas rare en effet de négocier des taux inférieurs de 0,50% aux taux affichés par la banque. Aujourd'hui cette marge de man½uvre s'est réduite autour de 0,20%/0,30% », explique ainsi Maël Bernier, porte-parole.

Première cause de ce retournement de situation, l'évolution affichée par les OAT (indicateurs servant de base aux taux fixes pratiqués par les banques) ne doit toutefois pas être considérée comme la seule responsable. En effet, après avoir très nettement progressé au cours du mois de juin (jusqu'à 2,45% contre 1,67% début mai), l'OAT 10 ans s'est repliée aux alentours des 2,25% en juillet, laissant ainsi espérer une certaine stabilisation des taux. Dans ce contexte, le courtier pose la question : « pourquoi cette hausse ? ».

Il ne lui faudra pas chercher bien loin pour obtenir un élément de réponse, pointant du doigt la période estivale. Une période durant laquelle les banques, en manque d'effectifs et ayant partiellement atteint leurs objectifs annuels, ne cherchent plus à s'attirer de nouveaux clients et utilisent donc la hausse des taux comme une « variable d'ajustement pour la production ».

Du côté des perspectives à courts termes, le courtier considère donc comme peu probable l'hypothèse d'une hausse franche à la rentrée, d'autant plus que, comme le souligne Maël Bernier, « le mois de septembre marque le début de ce qu'on appelle le second temps fort habitat de l'année, moment où les banques relancent leur production pour répondre à la demande d'acquisition de l'automne ».

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