L'immobilier français est nettement surévalué

25/10/2010 à 10:40 - Immobilier - Par - Réagir

L'immobilier français est nettement surévalué
L'immobilier français est nettement surévalué

Partager l'actualité Commenter l'actualité Commenter l'actualité

Suivre toute l'actualité immobilière.

Si la crise de l'immobilier a permis une révision des prix à la baisse au cours des exercices 2008-2009, ceux-ci ont renoué cette année avec leurs vieux démons en enregistrant une nette progression, notamment à Paris et dans les grandes villes de province. On le savait déjà avant la crise et celle-ci n'aura finalement pas bouleversé la donne, les prix de l'immobilier ne s'affichent pas à leur « juste valeur ». Menant sa propre enquête, The Economist confirme cet état de fait en observant un marché immobilier français fortement surévalué.

Selon une récente étude du magazine The Economist, les prix de l'immobilier français seraient nettement surévalués. Passant en revue les prix des logements d'une vingtaine de pays, l'hebdomadaire britannique tente de dresser un portrait objectif de la valeur réelle des différents marchés immobiliers. Avec des prix surévalués de 42,5%, la France s'adjuge ainsi le 4ème rang en matière de déséquilibre immobilier, derrière l'Australie (prix surévalués de 63,2%), Hong Kong (58,1%) et l'Espagne (47,6%).

The Economist constate que si les prix de l'immobilier ont certes reculé de 7,9% au 3ème trimestre 2009 (en variation annuelle), ils ont franchement inversé cette tendance en 2010 pour afficher une évolution de +6% (toujours en variation annuelle).

A la lecture de l'étude dévoilée par le magazine, aucune règle générale ne semble devoir s'imposer tant les résultats apparaissent disparates. La surévaluation des prix de l'immobilier apparaît toutefois comme une réalité pour une majorité de pays, oscillant pour bon nombre d'entre eux entre 10 et 30%. C'est le cas notamment de la Belgique (21,6%), de la Grande Bretagne (32%), de l'Irlande (13,2%), du Canada (23,9%) ou encore de l'Italie (10,5%).

Selon l'hebdomadaire, quelques rares pays arrivent à préserver leur marché immobilier des velléités financières des vendeurs. Les logements suisses (-6,4%), allemands (-12,9%) et surtout japonais (-34,6%) affichent ainsi des prix sous-évalués.

Concernant la France, Jacques Friggit, chargé de mission au Conseil général de l'environnement et du développement durable et économiste bien connu des partisans de la baisse des prix, a récemment jugé plus que probable un recul des prix de 30 à 35% à plus ou moins long terme (entre 5 et 8 ans). « La hausse des prix des logements, supérieure à celle des loyers a fait fondre les rendement locatifs, ce qui va inévitablement inciter les investisseurs à se détourner de l'immobilier pour d'autres placements... », estime-t-il.

Vos réactions

Immobilier - L'immobilier français est nettement surévalué

Noter cet article :

3 1

Par simplicius -

Affirmer que les prix de l'immobilier sont sous-évalués en Suisse montre le sérieux de cette étude the The Economist...

Lire la suite

Ajouter un commentaire

Immobilier - L'immobilier français est nettement surévalué

Les commentaires sont fermés pour cette article.

Consulter toutes les actualités

Partagez
cette
page