L'immobilier n'intéresse plus les français

06/03/2013 à 10:14 - Immobilier - Par - Réagir

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En collaboration avec l'institut de sondage Ifop, le site d'annonces immobilières explor immo réalise régulièrement un baromètre des intentions des français en matière d'acquisition ou de location immobilière. Portant sur le début de l'année 2013, le panorama dressé par cette dernière édition fait état d'un net repli des projets immobiliers. La crise aurait-elle eu raison du rêve de propriété des français ?

Les français ne seraient plus que 27% à envisager sérieusement un projet immobilier au cours des deux prochaines années. Dans sa quatrième édition, le baromètre révèle ainsi que les intentions d'achat s'établissent à leur plus bas niveau depuis 18 mois (soit le mois de septembre 2011). La crise semble donc avoir porté un sérieux coup aux velléités immobilières des français. Parmi ceux qui déclarent avoir abandonné tout projet à plus ou moins courts termes, une grande majorité (72%) mettent en effet en cause un contexte économique particulièrement tendu.

Avec un budget moyen de 192.000 euros (contre 213.000 euros en octobre dernier), les rares candidats à l'achat n'ont d'autres solutions que de revoir leurs prétentions à la baisse. De l'avis de Guillaume Teilhard de Chardin, Directeur d'explor immo, « les restrictions de budgets les poussent à réaliser des projets moins ambitieux, en optant par exemple pour un appartement plutôt qu'une maison ». Si 41% de ces acheteurs potentiels déclarent toujours rechercher une maison (ils étaient 48% en octobre 2012), ils sont toutefois talonnés par ceux qui orientent désormais leur choix sur un appartement. La part de ces derniers progresse ainsi de 6 points pour s'établir à 36%.

Si devenir propriétaire de sa résidence principale (ou en changer) reste la motivation première des acheteurs, ils sont toutefois de plus en plus nombreux à considérer l'investissement locatif d'un ½il nouveau (23% contre 19% en octobre). Si cette progression confirme que l'attrait pour la pierre comme valeur refuge n'a pas complètement disparu, les français restent néanmoins particulièrement distants face aux dispositifs fiscaux mis en place par l'Etat en ce domaine. En effet, seuls 30% de ces investisseurs potentiels déclarent vouloir recourir à ces derniers. Le récent dispositif Duflot (lancé en janvier 2013 en lieu et place du Scellier) n'est ainsi plébiscité que par 17% des investisseurs et ils ne seraient que 11% à envisager un investissement en résidence étudiante ou Ehpad (dispositif Censi Bouvard).

Vos réactions

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5 9

Par MP -

"Avec un budget moyen de 192.000 euros (contre 213.000 euros en octobre dernier)"

Soit -10% sur le budget acquisition....en 6 mois.
Bonne chance aux vendeurs !

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Par naf naf -

....les rares candidats à l'achat n'ont d'autres solutions que de revoir leurs prétentions à la baisse....Le prix réel de vente d'un bien, c'est ce que l'acheteur est prêt à payer.

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Par isa -

Comme titre, il aurait plutôt fallu écrire : "l'immobilier hors de prix n'intéresse plus les francais".

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Par rototo -

"Avec un budget moyen de 192.000 euros (contre 213.000 euros en octobre dernier), les rares candidats à l'achat n'ont d'autres solutions que de revoir leurs prétentions à la baisse."

a chacun son interprétation, mais je vois les choses différemment de vous :
"Avec un budget moyen des acheteurs de 192.000 euros (contre 213.000 euros en octobre dernier), les nombreux vendeurs risquent de revoir leurs prétentions à la baisse."


Car si les futurs acquéreurs doivent en effet revoir leurs ambitions à la baisse (maison de classe énergétique moins performante, genre E ou F au lieu de B ou C, exposition pas géniale, moins de surface habitable),
les vendeurs de maison au dessus de cette moyenne de 192.000 euros vont avoir de moins en moins de clients potentiels
et s'ils ne révisent pas leur prétentions à la baisse, risquent de ne pas pouvoir vendre leur maison tout simplement !

Aux vendeurs de voir :

- SI ils préfèrent vendre mais moins cher

- OU garder leur maison en vente jusqu'à ce que les prix remontent (penser à mettre de côté environ 15 ans d'impot foncier + la taxe sur la PV, EDF, travaux de rénovation, divers, squatteurs, etc.)

- OU mettre sa maison en location le temps que ça remonte (penser à réserver un % de la location à la com de l'agence immo, sinon louer soit même son bien (joie du locataire qui dégrade le bien, qui ne paye pas, gérer le plombier, la chaudière, les impots, etc.)

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Par Jean-Christophe -

Tant que les prix ne seront pas revenus au niveau de 2008/2009 le marché stagnera. En effet il faut être inconscient pour acheter des biens surévalués de 30% MINIMUM.

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Par Anakyne -

Mettre aussi dans l'article les problèmes posés par la DDRAC et la RT 2012 qui ne vont pas améliorer la situation...

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Par danicolas -

très cher rototo.
Ne vous inquiétez pas pour les propriétaires et arrêtez de prendre vos désirs pour des réalités. Les propriétaires seront vendeurs quand ça leur conviendra et selon des critères qui les y inciteront et pas en fonction du degré d'amertume d'acheteurs potentiels...On voit bien que vous n'avez jamais été propriétaires et, s'agissant des loueurs, sachez que plus les protections des locataires seront importantes, plus les critères exigés lors de leur sélection seront drastiques...

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Par rentier -

Pour jean christophe
vous intervenez dans plusieurs fils toujours avec la même affirmation en 2 lignes : biens surévalués de 30% MINIMUM.
L'affirmer ne fera pas changer les prix.
Mais nous aimerions bien une explication, car votre seule affirmation ne fait pas une vérité.
Surévalué par rapport à quoi? les prix immobiliers étant un marché libre, je ne vois pas ce qui peut les fixer autrement que l'équilibre entre l'offre et la demande.
Certains analystes ont observé que la charge du logement représentait 30% du revenu des français il y a 40 ans, et plus de 60% aujourd'hui. Ca n'en fait pas une règle d'or imposant le prix du marché.
Quels sont vos arguments?

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Par anto -

contrairement aux produis financiers et autres "net economie" avec lesquels certains se son régalés avec des valorisations qui ne correspondaient a rien , l'immobilier sert avant tout a se loger et sa production n'est pas virtuelle....

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