L'immobilier reste cher en France

26/11/2015 à 12:03 - Immobilier - Par - Réagir

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Selon une récente étude de l'assureur Coface, bien qu'en phase de relance, le marché immobilier français continue d'afficher des prix parmi les plus élevés des 34 pays membres de l'OCDE.

L'immobilier français reste nettement surévalué

Si l'on évoque depuis quelques temps maintenant un retour remarqué des candidats à l'achat immobilier, celui-ci s'explique essentiellement par les niveaux particulièrement attractifs proposés par les taux de crédit depuis le début de l'année. La baisse des prix ne semble pour sa part n'avoir tenu qu'un rôle secondaire dans cette progression des transactions. Dans une étude dévoilée cette semaine, l'assureur Coface constate en effet que, si les prix de l'immobilier se sont bel et bien repliés depuis 2011 (cédant environ 7%), ils n'en restent pas moins toujours nettement surévalués. S'appuyant sur les données collectées par l'OCDE (L'Organisation de coopération et de développement économiques), l'assureur note ainsi que le prix moyen d'un logement se révèle supérieur de 24% à sa moyenne sur le long terme, faisant du marché français l'un des plus chers de l'OCDE.

Prix de l'immobilier : la France dans le haut du panier

Les acheteurs français ne sont certes pas les plus à plaindre et pourront peut-être trouver un semblant de réconfort en observant le cas de la Belgique (prix surévalués de +50%) ou encore du Canada (+ 30%), mais cela ne constituera qu'une maigre consolation. Au sein de ce classement des prix de l'immobilier de l'OCDE, la France occupe en effet une bien peu enviable 6ème place (sur 34), devant la Norvège et la Suède.

Pour les prix français sont-ils surévalués ?

Pour expliquer la situation française, la Coface pointe notamment du doigt une inflation bien moins importante qu'espérée ainsi que des niveaux de revenus trop faibles. Mais ce n'est pas tout, si les candidats à l'achat ont légitimement pu se réjouir en constatant les taux de crédit immobilier se replier au fil des mois, cette correction a également eu pour conséquence de freiner significativement la baisse des prix. Alors qu'au sein des états membres de l'OCDE, les prix ont reculé de -11% en moyenne entre 2007 et 2014, l'immobilier français n'a pour sa part perdu que 9%. « Dit autrement, le niveau des prix est élevé et la correction depuis 2007 a été faible mais dans la moyenne », conclut l'assureur.

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