La baisse des taux de crédit immobilier n'a pas relancé le marché

25/09/2013 à 11:32 - Crédit immobilier - Par - Réagir

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Bien qu'orientés à la hausse, les taux de crédit immobilier continuent encore aujourd'hui d'afficher des niveaux relativement attractifs, acquis au terme de nombreux mois d'une baisse ininterrompue. S'il apparaissait à même de contenter les candidats à l'emprunt, le repli des taux observé durant près de 18 mois n'a semble-t-il pas permis de redresser un marché du crédit duquel bon nombre de ménages se trouvent encore aujourd'hui exclus. C'est en tout cas le constat que dressait ce mardi 24 septembre le courtier en ligne Empruntis.

Le niveau des taux de crédit n'est qu'une seule facette d'un marché de l'immobilier qui en compte de nombreuses autres, toutes étroitement liées entre elles. Prises séparément, ces dernières peuvent certes influer sur le marché mais ne pèseront pas suffisamment pour le modifier en profondeur. S'il faut en croire le courtier, il en est allé ainsi de la baisse des taux de crédit immobilier qui n'a pas eu l'effet salvateur escompté. « Les banques ont joué le jeu, elles ont prêté à des taux très bas, mais les acheteurs ne sont pas revenus pour autant. Affirmer le contraire et dire que le marché a redémarré relève de la méthode Coué », constate ainsi Maël Bernier, la porte-parole du courtier.

Une situation qu'est récemment venu confirmer un sondage Ifop réalisé pour le compte du site Explorimmo, révélant que 75% des français jugent le contexte actuel défavorable à un projet immobilier et ce, en dépit de l'attractivité des taux de crédit. Pour le courtier, « la baisse des taux n'a profité qu'à ceux qui étaient déjà propriétaires, et qui en ont profité pour renégocier leur crédit ».

Ecartés de la course à l'achat par des prix de l'immobilier excessifs et un accès au crédit particulièrement stricte, les primo-accédants ne représenteraient plus que 40% des dossiers traités par le courtier (contre 60% en 2010). Quant aux investisseurs désireux d'opérer l'acquisition d'un bien immobilier locatif, le flou entretenu par le gouvernement sur les différentes annonces fiscales a fait chuter leur part de 18 à 10%.

En définitive, si la baisse des taux d'emprunt a certes représenté un signal encourageant pour bon nombre de ménages (générant un intérêt accru pour les simulations de crédit immobilier en ligne), Maël Bernier ne peut que se rendre à l'évidence : « rares sont ceux qui sont prêts à s'engager sur 20 ans alors qu'ils ne sont pas sûrs de conserver leur emploi et craignent qu'une nouvelle taxe ne viennent déstabiliser le marché dans quelques mois… C'est l'incertitude la plus totale ».

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