La CLCV dénonce les pratiques obscures du logement social

17/09/2014 à 14:45 - Immobilier - Par - Réagir

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S'ils permettent à des ménages disposant de peu de ressources d'occuper un logement à moindre frais, les bailleurs sociaux sont-ils pour autant au-dessus de tout soupçon ? Non si l'on en croit l'association CLCV qui rend publique une vaste enquête mettant à mal certaines pratiques des acteurs du logement social.

Une enquête accablante pour le logement social

Organe de contrôle placé sous l'autorité des ministres du Logement et de l'Economie, la Mission interministérielle d'inspection du logement social (Miilos) s'attache exclusivement à évaluer la gestion des différents organismes oeuvrant pour le logement social. A ce titre, elle a mené tout au long de l'année 2013 différentes opérations de contrôle auprès des bailleurs sociaux dont les résultats n'avaient jusqu'à présent pas été divulgués. C'était toutefois sans compter sur la CLCV (Consommation, Logement et Cadre de Vie) qui rend aujourd'hui public près d'une soixantaine de rapports rédigés par la Miilos. Des rapports qui, pour l'association, révèlent "des points critiques qui appellent à des mesures correctives".

Quand les bailleurs optent pour des emprunts toxiques

Nombre de bailleurs sociaux appliqueraient ainsi une gestion hasardeuse, imprudente voire se livreraient pour certains à des pratiques relativement “douteuses”. Concernant les imprudences mises en avant par les rapports de la mission interministérielle, certains bailleurs (qui rappelons le peuvent se financer à taux préférentiel grâce aux fonds du Livret A) auraient fait le choix de souscrire des emprunts considérés comme "toxique". Du point de vue de l'association, "ce type de pratiques financières n'a pas sa place dans le logement social".

Le logement social multiplie les défaillances

Des pratiques de nature à léser les locataires ont également été relevées. S'il s'agit là de situations relativement rares, la mission évoque toutefois le cas de bailleurs sociaux ne respectant pas les plafonds de loyers ou proposant à la location des immeubles ne répondant pas aux normes sanitaires et de sécurité. Selon la CLCV, certains d'entre eux seraient ainsi "très en retard sur l'éradication de l'amiante".

Enfin, les différents rapports établis par la Miilos font état d'une implication insuffisante des représentants des locataires lors des conseils d'administration, de conflits d'intérêt manifestes ou encore d'une rémunération parfois "disproportionnée" des dirigeants des bailleurs sociaux.

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