La FNAIM indécise sur l'immobilier 2010

12/01/2010 à 12:22 - Immobilier - Par - Réagir

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Finis les beaux discours, terminées les annonces excessivement optimistes, à l'occasion de cette nouvelle année, la FNAIM semble avoir rangé au placard ses analyses et publications de données considérées par beaucoup comme de simples propagandes immobilières peu convaincantes.

Ce mardi 11 janvier 2010, la Fédération nationale des agents immobiliers (FNAIM) dévoilait ses perspectives concernant l'évolution probable du marché immobilier pour cette année à venir. Avant d'entrer dans le vif du sujet en dévoilant ses prévisions, René Pallincourt, président de la Fédération, a tenu à dresser le bilan d'une année 2009 des plus mouvementées. « Après avoir atteint leur point bas au 1er trimestre 2009, les prix ont progressé de 3,2% entre le premier trimestre et le quatrième 2009. A la fin de l'année 2009, les prix des logements retrouvent ainsi, en moyenne, leurs niveaux observés fin 2005 », a-t-il souligné en évoquant toutefois une baisse globale des prix de l'immobilier de -4,9% sur l'ensemble de l'année écoulée.

En annonçant de façon si outrancière cette hausse des prix après avoir pronostiqué, début 2009, une chute de près de 10%, on aurait pu penser la FNAIM rattrapée par ses vieux démons, retombée dans les travers du « tout optimisme ». René Pallincourt s'est toutefois empressé de dissiper le doute, faisant alors preuve d'une extrême prudence en exposant sa vision du marché immobilier de 2010 : « l'hypothèse d'une hausse des prix est soutenable, et le scénario de baisse des prix est aussi probable, la hausse comme la baisse devant être contenues entre -3% et +3% ».

La Fédération nationale des agents immobiliers se range donc du côté de l'opinion publique en traduisant une certaine incertitude quant à l'analyse à plus ou moins long terme d'un marché encore relativement opaque. En faisant appel à l'institut de sondage Ifop, la FNAIM avait d'ailleurs pu mesurer au préalable le ressenti manifesté par les particuliers à l'égard de l'immobilier. Il apparaissait au terme de cette enquête que près de « 85% des Français considèrent la baisse des prix comme acquise et ne spéculent ni à la hausse ni à la baisse ».

Si la FNAIM tente certes d'effacer l'image néfaste lui collant jusque là à la peau, celle d'une fédération ne livrant que des analyses orientées, elle se garde bien toutefois de verser dans l'excès inverse, celui de l'alarmisme. « Si le rebond enregistré depuis l'automne se confirme en 2010, on peut espérer un redressement lent de l'activité, qui nous permettrait de repasser la barre de 600.000 transactions », a ainsi estimé René Pallincourt. « On est actuellement en sortie de crise; le problème c'est la durée de cette sortie », a-t-il enfin conclu.

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Par Jmichel33 -

Pour une fois, je vais me ranger à ce communiqué de la FNAIM.
Car, RÉELLEMENT, que sait-on de cette crise financière (et non immobilière) ?
Tout le monde compare cela avec 1992, alors qu'il ne s'agit pas d'une relation de cause à effet, mais d'un système, et probablement plus complexe - ou plus simple c'est une question de point de vue - que ce qu'en disent les articles de journaux qui n'ont qu'une finalité : vendre du papier et non diffuser une information juste. Tout le monde se fait prendre à ce piège. Car, tous les jours il se passe des faits et des choses bien plus raisonnables que ce qui est écrit dans les journaux ! Et ces faits et ces choses raisonnables n'intéressent personne...
Il n'y a pas de "crise" de l'immobilier ! C'est cela la vérité. Et pour la raison très simple qu'il n'y a pas de "non marché" immobilier. Les année, pour les agents immobiliers où le marché est porteur ce sont les années où le marché connaît un déséquilibre entre la demande et l'offre, parce que nécessairement la valeur ajoutée d'un transactionnaire est plus importante.
En 2008-2009, le marché est devenu "plat", autant d'offre que de demande, et si la demande s'est raréfiée, c'est uniquement du à la contraction du crédit bancaire. Dès que ce crédit devient plus accessible, les ventes augmentent.
Quant aux agents immobiliers eux-mêmes, terrifiés paraît-il par le nombre de dépôts de bilan. Là encore, c'est inexact ! Bien évidemment, la décennie précédente avait vu leur nombre passer de 24000 à 32000. Si l'on en juge par les chiffres du nombre d'adhérents à la FNAIM (13000), le solde conclut à une baisse de 2,3% de leur nombre, et des défaillances de l'ordre de 3,85%.... c'est à dire "peanuts" !

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