La garantie universelle des loyers sous les coups de François Fillon

17/10/2013 à 10:50 - Immobilier - Par - Réagir

La GUL dans le viseur de François Fillon
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Face à un projet de loi Alur dont ils se considèrent être les dindons de la farce, propriétaires et professionnels de l'immobilier auraient-ils trouvé un soutien supplémentaire en la personne de François Fillon ? Ce mercredi 16 octobre, l'ancien Premier ministre ne s'est en effet pas montré tendre envers le projet du gouvernement, visant notamment la future garantie universelle des loyers.

Adopté il y a un mois par les députés, le projet de loi Alur (loi pour l'accès au logement et un urbanisme rénové) passera ce mardi 22 octobre entre les mains des sénateurs. Ces derniers seront appelés entre autre à se prononcer sur une garantie universelle des loyers (GUL) qui ne cesse de susciter les plus vives critiques. Dernier en date à s'être plié à cet exercice, François Fillon a qualifié de “dangereuse” une garantie universelle des loyers qui, selon lui, “va conjuguer le double défaut de déresponsabiliser le locataire et d'accroître encore la pression fiscale”.

Intervenant hier à l'occasion d'un colloque organisé par le syndicat des entreprises de génie climatique et de couverture plomberie et par la Chambre Syndicale des Entreprises d'Équipement Electrique, François Fillon a notamment pointé du doigt le poids que fera peser la GUL sur les caisses de l'Etat. Selon lui, ce dispositif “qui supprime la garantie du risque locatif et les garanties de loyers impayés développés par les assureurs privés, présente un risque financier particulièrement lourd pour l'État, estimé à près de 2 milliards d'euros par an”.

Le candidat à la primaire de l'UMP note également que, si les modalités de financement du dispositif ne sont pas encore totalement arrêtées, le schéma qui semble se dessine (à savoir une taxe correspondant à 1,5 ou 2% du loyer et payée conjointement par les propriétaires et locataires) fait de cette garantie universelle “un impôt supplémentaire de 2 % des loyers”.

Passant tour à tour en revue l'encadrement des loyers ou encore la réquisition des logements vacants, François Fillon considère d'une façon plus générale que le projet de loi Alur défendu par la ministre du Logement Cécile Duflot n'est en réalité qu'“une recette pour aggraver la crise du logement plutôt que pour trouver des solutions”.

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