La première banque portugaise au bord du gouffre

21/07/2014 à 16:22 - Crédit immobilier - Par - Réagir

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Rien ne va plus pour l'une des principales banques Portugaises. Confrontée à de nombreuses défaillances financières, Banco Espirito Santo a ainsi vu sa note dégradée par les différentes agences de notation et a, dans la foulée, annoncée sa mise en redressement judiciaire.

Banco Espirito Santo dans la tourmente

Irrégularités, dettes, opacité, voilà sans doute le cocktail explosif qui pousse chaque jour un peu plus Espirito Santo Financial Group au bord du précipice. Premier actionnaire (avec 20,1% des parts) de la principale banque privée du Portugal (Banco Espirito Santo - BES), ce jeudi 17 juillet la holding ESFG a vue l'agence de notation Moody's dégrader sa note. Une mauvaise nouvelle suivie dès le lendemain par le placement du groupe financier en redressement judiciaire.

Les dettes s'accumulent et le doute s'installe

A en croire Ricardo Salgado, ancien PDG de Espirito Santo International (ESI étant propriétaire de ESFG, lui même actionnaire de BES), "il y a eu d'importantes négligences" qui se traduisent aujourd'hui par l'incapacité du groupe à honorer le remboursement de dettes arrivées à échéance (dont une créance de 847 millions d'euros contractée auprès de Portugal Telecom).

Si Carlos Costa, le gouverneur de la Banque du Portugal a immédiatement précisé que la "solvabilité de la banque est garantie et les intérêts des clients sont sauvegardés", au-delà des inquiétudes des épargnants et emprunteurs portugais cette affaire pose la question de la surveillance des établissements bancaires et ce, quel que soit leur nationalité. Ancien ministre aujourd'hui consultant politique, Marcelo Rebelo de Sousa s'interroge en effet sur l'efficacité des dispositifs de surveillance jusque là mis en place. "Les comptes de la banque BES ont été contrôlés par la Troika, (le FMI, l'UE et la BCE) plus d'une fois durant ces trois dernières années. (…) En qui les gens vont avoir confiance ?", demande-t-il.

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